Carnet de bord d'une vie en liberté...
Nous entreprenons une période de bon temps, de voyages, de rencontres et d'aventures avec peu de contraintes "spatio-temporelles". Nous partons à partir de septembre 2009 en voyageant le plus simplement et le plus léger possible. Première destination certaine : Le Népal. La suite reste encore complètement modulable... On essaiera de tenir à jour ce blog pour vous faire voyager vous aussi. Anne&Pierre

Menu

Accueil
Albums photos
Itinéraire parcouru
Archives

«  Mai 2012  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031 



Mail d'Anne&Pierre:

lifeinfreedom.uniterre@gmail.com

Autres aventures

Iceland Trip (2007)
Norway Trip (2008)

C'est la fin du périple, petit bilan et l'aventure continue à présent en France !

 

Après ces huit mois de voyages, ce que l'on retiendra de ce petit tour sur la planète c'est un rapport au temps et au matériel bien différent de notre rythme de vie active à la française, c'est vraiment une très bonne sensation de profiter pleinement de 100% de son temps avec quasi rien si ce n'est un sac à dos... franchement essayez et vous verrez!

Egalement des rencontres à tout instant et tout endroit, rencontres qui nous montrent qu'on est loin d'être isolés à voyager, bien du contraire le réseau des voyageurs est impressionnant, notamment les voyageurs solitaires qui représentent la majorité.

Sans compter bien sûr la simplicité des peuples de notre planète souvent très curieux de nous connaître également et enfin les paysages si différents que nous réserve chaque pays de La Terre, encore tellement à voir. Il en reste encore pas mal à faire comme le montre notre itinéraire, faudra reprendre la route un de ces quatres :

 

Carte Itinéraire

 

Enfin question budget, sur ces huit mois, on a une moyenne quotidienne de 20€uros par personne, hors avions internationaux (moins de 3000€uros pour sillonner la planète par voie aérienne!)

Donc en gros y'a pas photo, si t'as pas trop d'argent, mieux vaut voyager que de vivre en France ça coûte bien moins cher!

 

L'aventure continue maintenant en France, dans les montagnes de Grenoble puisqu'Anne a obtenu sa mutation pour le lycée horticole de Grenoble St Ismier pour septembre prochain. Mutation demandée en Janvier dernier du fin fond de la Patagonie !!

 

Petite photo de retrouvaille familiale chez le frangin à Paris :

 

Famille PERROIS au complet

 



Publié à 02:39 , le 30/04/2010, France
Mots clefs :
Lien

Un dernier petit tour dans la cordillère des Andes avant retour en France !

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

Ce matin du 23avril, on prend tous les deux le même taxi avec Anne. Seulement, moi il me dépose au terminal de bus où je pars pour Huaraz une ville en montagne (à 3000m.) coincée entre cordillère blanche et noire des Andes, quant à Anne le taxi l'emmènera jusqu'à l'aéroport de Lima où elle décolle direction La France pour reprendre le boulot dès lundi. Moi je décolle le 27 de Lima, et je n'avais aucune envie de passer mes trois derniers jours de voyage dans cette capitale sans grand charme à vrai dire. Donc c'est parti pour huit petites heures de bus pour profiter encore quelques jours de cette belle cordillère des Andes.

Mont Churup en arrière planRando simple jusqu'à la laguna Churup à 4500m., je rencontre à l'occasion Yoann et Damien qui sont en Amérique du sud depuis trois mois, Yoann a d'ailleurs en projet de louer un appartement sur Lima, et je les retouve le 26 au soir pour sa pendaison de crémaillère avec deux autres colombiennes, ainsi sera ma dernière soirée en terre sud américaine. 

Le lendemain, je me dirige vers le mirador de Rataquenua pour une vue sur la ville et les deux cordillères qui l'entourent. Pour la descente, j'emprunte un genre de sentier imaginaire qui descend tout droit sur la ville, en passant par des quartiers où il est vrai qu'un gringo n'a rien à y faire. Peu avant d'arriver sur du plat, quelques cabanes bidonvilles sont installées sur la pente encore herbeuse et trois chiens tout de même assez féroces viennent m'attaquer, ils ne veulent visiblement pas que je passe par ici mais au point où j'en suis je n'ai plus vraiment le choix. Bon ils montrent les crocs les cocos et un finit par me chiquer la cuisse, déchirant légèrement mon pantalon et me laissant à peine la marque d'un croc dans la chair. Y'avait une dame qui devait sans doute être la proprio des chiens mais qui ne les maîtrisait pas du tout qui me disait "Pasa gringo, pasa !" bon en gros faut que je m'en aille d'ici bien évidemment, ils se sont effectivement calmés dès que j'ai quitté le rayon des 10m. qui entouraient la casa.

Soirée pendaison de crémaillère chez Yoann, Marco et leurs deux amies colombiennesCoup de stress rapide qui me donne une nouvelle mission dans l'après midi de ce dimanche, trouver un toubib qui me renseigne sur les risques de rage dans le coin etc.

A l'hôpital local, on me dit qu'ils ne peuvent rien pour moi, ils n'ont pas aux urgences les injections antirabiques qu'il faut se faire en cas de doute sur la santé du chien. Par contre dans une clinique privée, le toubib m'explique bien qu'il n'y a aucun cas de rage dans la zone et que tout ce que je peux avoir c'est des bactéries infiltrées etc. du coup antibiotique !

Ainsi se termine le périple, retour tranquille sur Lima, bonne soirée jusqu'à 6h du mat avec les amis rennais dont on fêtait la pendaison de crémaillère, retour à l'hôtel quasi au levé du jour et décollage le 27avril, escale rapide à Bogota en Colombie puis Madrid puis arrivée à Paris le 28 au soir.

 



Publié à 03:04 , le 26/04/2010, Huaraz
Mots clefs :
Lien

Lima, capitale du Pérou : visite furtive !

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

De retour sur la terre ferme après notre virée sur l'isla del sol, nous prenons la direction du Pérou afin d'atteindre Lima. La fin du voyage approche pour Anne... le décollage est proche!

Livreur de légumes

 

Grosse session bus : 5h à longer le lac titicaca, côté péruvien puis 23h sur des routes de montagne. La nuit fut, vous l'imaginez, moyennement bonne même si les bus restent très confortables : des sièges très inclinables, des reposes jambes, et des films toujours très sanglants et au volume soit très fort soit en panne!!

  

Le prix du bus est passé au taux péruvien et a quasi doublé. On passe de 0,50 euros par heure de bus en bolivie à 1euro par heure de bus au Pérou (et c'était 2€ de l'heure en Argentine et Chili)...

 

Une place importante dans Lima

Nous prenons sur les dernières heures la route panaméricaine, et sommes pris sur toute la côte par une brume qui donne un côté assez  austère aux paysages assez désertiques que nous traversons.

Lima avec ses 9 millions d'habitants nous paraît immense. Plus de 10 fois plus peuplée que La Paz!

Pour les deux dernières nuits d'Anne sur sol sud américain, nous faisons le choix du quartier de Miraflores, un quartier plutôt sûr,  plutôt européanisé, et dans un hôtel plutôt grand luxe...

Sinon Lima, ça donne pas très envie d'y séjourner sépcialement plus longtemps, il y a une brume permanente qui vient de la mer et qui attriste fortement la ville, c'est pourquoi Pierre fera le choix de quitter les lieux pour les quatre jours qu'il lui reste sur le continent, il ira profiter encore un peu de la cordillère des Andes à Huaraz à quelques 8h de bus d'ici!

 



Publié à 08:02 , le 23/04/2010, Lima
Mots clefs :
Lien

BOLIVIE - CI DESSOUS LES ARTICLES EN BOLIVIE (ordre déchronologique)

 

drapeaubolivieCapitale : Sucremapbolivie

9,7 millions d'habitants

Monnaie : bolivianos

24 jours sur le territoire

25€uros / jour / personne

 



Publié à 02:53 , le 22/04/2010, Bolivie
Mots clefs :
Lien

Lac Titicaca et Isla del Sol

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Le lac Titicaca a une surface de 8340Kmª et mesure plus de 175Km de long. C'est le plus haut lac navigable du monde : le niveau d 'eau culmine à 3800m! . Il est ainsi situé sur l Altiplano, une partie en Bolivie et une autre au Pérou, il apparaît tel une mer tellement il est immense.

 

Il est né il y a plus de 65 millions d'années suite à la rencontre de l'Amerique du Sud avec la plaque océanique du Pacifique, cela créa Les Andes et emprisonna une lagune à ces hauteurs. Le salar d'Uyuni, anciennement un lac de même type mais peu profond est également un vestige dû au même phénomène (suite à évaporation, il ne reste plus que du sel).

 

  

L'Isla del Sol, île du soleil, est située côté bolivien, quasi au milieu du lac, on y accède après 3h de bâteau et on y passera deux jours, avec une nuit sur place. L'île est super tranquille, on est hors saison touristique, et c'est très agréable de s'y promener. Aucun moyen de locomotion motorisé, seuls quelques 2000 habitants, des moutons et des mules occupent les lieux. Paysages grandioses, on passe deux jours très paisibles à se promener dans cette tranquillité, après les efforts du Huayna Potosi, c'est très appréciable.

 

 

Il est dit qu'à cette altitude, la qualité de la lumière est particulièrement exceptionnelle, à vrai dire que ce soit au lever ou au coucher du soleil, les nuages, bien présents ont  bien perturbé la beauté du spectacle. Pas de bol sur ce coup là! D'ailleurs un bel orage et des pluies fortes se sont abattus sur l'île pendant la nuit. Heureusement qu'on avait occulté le choix de la tente !

 

 

 

 

 

Sur les deux journées, nous nous laissons prendre au rythme de l'île : ambiance tranquille, et paisible...

Nous dégustons les délicieux poissons du lac, visitons les vestiges, et observons les bateaux à rames ou voiles des pêcheurs et les bateaux à moteurs pour touristes !!

 

 

 



Publié à 10:00 , le 20/04/2010, Lac Titicaca
Mots clefs :
Lien

Ascension du Huayna Potosi, 6088m.

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Arrête sommitale du Huayna PotosiSur deux jours, ce sommet en neige et glace reste assez accessible. Il est en plus à deux pas de La Paz. Nous hésitons beaucoup à nous engager sur ce sommet, les prévisions météo ne sont en effet pas très bonnes. Mais l'envie de remettre des crampons aux pieds, de tâter la neige et la glace est si forte que nous réservons auprès d'une agence la veille à 17h pour le lendemain... logistique toujours très simple en Bolivie, tout semble possible à tout moment.


Nous misons sur le temps : 50% de risque de précipitations ça fait aussi 50% de chance d'absence de précipitations.

 

Notre guide "Super Mario" est de la vieille école bolivienne, tout comme notre matériel d'ailleurs ! Il lui tient à coeur de nous emmener au sommet et nous impose un rythme très lent pour gérer au mieux les problèmes liés à l'altitude.

Au sommet à 6088m. à 6h30

Le premier jour, nous montons au refuge Alto Roca à 5130m. pour y passer une bien courte nuit. Le Second jour commence on ne peut plus tôt avec un réveil à 0h30. Départ à 1h30 du matin avec des conditions clémentes : ciel étoilé et une température à -4°C.

Après 4h30 de marche sur glacier, alors que nous sommes à 6000m., nous attaquons le mur final qui nous permet de rejoindre l'arrête sommitale. D'un côté une mer de nuage avec le soleil qui pointe son nez, et de l'autre les lumières de La Paz, la cordillère royale et au loin le lac Titicaca.

A 6h30, nous sommes au sommet, à 6088m. (5h pour 900m. de dénivelé) : un moment fort, grandiose et émouvant !

Retour en 2h au refuge et avec un bon mal de crâne !

A 13h, nous sommes de retour à notre hôtel à La Paz, claqués !

Le mal de crâne passera finalement avec au choix :

- une bonne sieste de deux heures

- une pizza familiale pour huit personnes (qu'on se fait livré à l'hôtel) accompagnée d'un bon vin bolivien !

 

 



Publié à 05:06 , le 17/04/2010, Nevado Huayna Potosí
Mots clefs :
Lien

Potosi : ville d'histoire

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (4090m.) inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son architecture baroque. Potosi est surtout connue car elle fut la ville la plus riche d'Amérique dans les années 1500 : sa montagne le "Cerro Rico" renfermait des tonnes d'argent et fut exploitée pendant plus de trois siècles, c'est aujourd'hui un vrai gruyère !

 

Mineur dans le Cerro RicoBien sûr toute cette richesse n'est pas revenue aux indigènes mais aux conquistadors espagnols de l'époque donnant d'ailleurs naissance au capitalisme européen. On dit qu'on aurait pu construire une route pavée d'argent de Potosi à Madrid avec tout l'argent que contenait le Cerro Rico.

 

Aujourd'hui encore, plus de 10000 mineurs travaillent dans environ 150 mines différentes essentiellement pour y trouver du zinc et de l'étain. Selon notre guide, dans 20 ans, le Cerro Rico ne pourra plus être exploité car il sera trop dangereux d'y travailler, les galleries y sont trop nombreuses à se demander s'il n'y a pas plus d'air que de minéral dans cette montagne !

 

On visite donc une mine pendant pas loin de 4h. Après avoir acheté feuilles de coca (coupe faim, coupe soif, énergisant), cigarettes et dynamites pour les mineurs, nous voilà circulant dans ces couloirs de la mort. C'est loin d'être sécurisé, quelques morceaux de bois retiennent des masses de pierres entassées par ci par là, c'est assez impressionnant. On descend jusqu'à environ 100m. de profondeur via des échelles bancales dont certains barreaux manquent... et encore échelles que lorsque la pente est à 90°. Bien sûr, on constate les conditions lamentables de travail des mineurs et surtout l'insécurité qui règne dans ces galeries. Notre guide est très intéressant, il était lui même mineur auparavant, son père est mort dans la mine à l'âge de 39 ans, l'espèrance de vie d'un mineur est d'environ 45 ans.

 

La dynamite pour exploitation de la mineA Potosi, on visite également le musée de la monnaie (visite guidée en français!). On frappe la monnaie ici jusqu'au début du XXème siècle. On voit les machines de l'époque, assez impressionnantes, beau travail d'ingénieurs espagnols, pas mal d'oeuvres d'art également ainsi qu'une section minérale où sont présentées plus de 6000 roches différentes. Le musée est assez complet, les bâtiments d'une architecture énorme et très robuste, d'époque, une pièce présente aussi des fabrications en argent telles que des services de table, armures, objets religieux et autres ustensiles et décorations de la vie courante.

 

Après quelques jours dans le pays, on prend également conscience de quelques spécificités de la vie bolivienne : manif quotidiennes, défilés avec fanfard, pétards dans les rues, files d'attentes dans les banques et ce une demi heure avant l'ouverture, files d'attentes également très ordonnées pour prendre un bus etc.

 

 



Publié à 04:24 , le 13/04/2010, Potosí
Mots clefs :
Lien

Excursion dans le salar d'Uyuni et sud Lipez

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Anne heureuse dans le Salar d'UyuniOn arrive sur Uyuni à 23h le mardi soir. Citôt arrivés, on nous propose une nuit en hôtel pour 5€uros à deux... pourquoi pas allons voir. Hôtel sympa, le gérant nous fait sa pub pour son agence également, avec ses tours organisés, évidemment on avait déjà une idée des prix, et nous voilà partis dès le lendemain matin à 10h pour un périple de 4jours/3nuits en 4x4 dans le salar d'Uyuni et le sud Lipez.


Le salar d'Uyuni est le désert de sel le plus grand du monde avec ses quelques 12500Km², il est situé à 3700m. d'altitude. Décor très nouveau, drôle d'impression de voir cette masse blanche toute plate à perte de vue!
L'isla Inca Huasi perdue au milieu de ce désert nous donne un panorama à 360° extraordinaire. Île pleine de cactus atteignant parfois 12m. de hauteur. On est déposé pour notre première nuit, tout à fait au nord du salar, dans un petit village à 3700m. au pied du volcan Tunupa qu'on souhaite grimper le lendemain.
 

Au cratère du volcan Tunupa (4950m.)On se retrouve avec notre ami Manuel (un espagnol), tous les trois, pas d'autres touristes dans ce village d'une tranquillité exceptionnelle. Le gérant du gîte est très arrangeant, nous fait de la bonne bouffe en plus de ça... et le lendemain nous voilà partis à 4h du mat pour tenter l'ascension du volcan Tunupa qui culmine à 5400m.
Bon finalement, l'acclimatation étant encore un peu limite pour nous, surtout pour Anne qui est sur ces terres depuis peu de temps, on atteindra le cratère du volcan à environ 4900m. ce qui  nous offre une superbe vue sur le salar ainsi que sur les multiples couleurs du volcan... belle ascension.
 

Le midi un 4x4 revient nous chercher avec trois autres touristes dedans : Ervin (Pays Bas), Gaspard (Belge) et Patricia (Uruguay)... ce sera notre nouvelle équipe pour les trois jours qui suivent.
 

La suite du périple est de traverser le salar direction le sud pour rejoindre San Juan de rosario un petit village tranquille, puis entrer dans le "Sud Lipez". On y admire le salar de Chiguana, quelques lagunas dont les couleurs changent en fonction de l'orientation du soleil, où il y a également des flamants roses, on poursuit ensuite dans le desierto Siloli avec des plateaux rouges et marrons et des pierres gigantesques, enfin on arrive à la laguna colorada rouge comme le sang entourée de volcans. On héberge pendant ce temps là dans des petits villages bien pommés, souvent dans des hôtel de sel, nos repas sont préparés par notre "cuisiinière" qui est en fait la femme de notre chauffeur avec qui on fait le voyage (ainsi que leur petite), on est finalement neuf passagers dans le 4x4, c'est pas ce qu'il y a de plus confortable mais ça va on fait régulièrement des arrêts.

 

Flamants roses sur la laguna canapaLe dernier jour, on se lève vers 4h du matin pour aller voir ce qu'ils appellent ici des "geysers" qui ne sont en fait que des perforations artificielles à plus de 100m. dans la terre laissant échapper de la vapeur d'eau (des fumerolles en fait) mais surtout on arrive à 6h et les premiers aux sources d'eaux thermales, un petit bain matinal, alors qu'il fait 0°C dehors, nous voilà à faire trempette dans une eau à 37°C... un vrai régal, on est trois dans le bain pendant une bonne demi heure... avant l'arrivée massive des 30 autres 4x4 qui font sensiblement le même périple que nous.

 

Enfin, après avoir traversé le désert de Salvador Dali, on arrive à la laguna verde où on dépose Manuel au volcan Licancabur (5916m.) qu'il souhaite gravir le lendemain. Patricia sera déposée à la frontière chilienne puisque son périple continue par le côté chilien, et nous quatre autres rentront sur Uyuni... encore une grosse journée 4x4... ça commence à nous tasser le c.. !

Quelle chouette session ces quatre jours, une bonne équipe bien sympathique et de beaux paysages bien variés tous les jours.

 

Petite vidéo de quelques paysages pendant le trip :

 



Publié à 02:09 , le 10/04/2010, Salar de Uyuni
Mots clefs :
Lien

La Paz et descente de la mort en VTT

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Bolivienne typique

Ça y est, Anne est là, c'est reparti pour le voyage à deux!

On passe 2-3 jours à visiter cette ville si impressionnante, et si paisible... Rien a voir avec les avertissements qu'on avait eu quant à l'insécurité de cette capitale.


La Paz est construite dans un grand canyon et il est surprenant de voir comment les constructions en briques rongent tous les flancs de montagnes.

On s'habitue petit à petit aux belles pentes que  nous proposent les rues de la ville, un bel entrainement quand on évolue entre 3500 et 4000m d'altitude.


Les Boliviennes sont coiffées d'un beau chapeau melon qui laisse dépasser deux longues tresses noires.

Elles portent en général une jupe à froufrous, des collants de laines avec des sandalles. Elles ont sur le dos un carré de tissu très coloré en guise de sac à dos, mais aussi de porte bébé!

Bus urbain à La Paz
L'artisanat est ici très coloré et peu cher... beaucoup de vêtements en tout genre en laine d'alpagas ou de lamas, des tissus et du cuir.


On pensait partir le dimanche, mais élections communales et régionales obligent, tout est bloqué, tout est fermé, et rien ne circule.

Les bureaux de vote sont en plein air, et les urnes en cartons!
La Paz apparaît ce dimanche telle une ville morte.


 

Vallée de la mort en VTTLe lundi, on se fait plaisir en s'engageant sur la route de la mort en VTT... excursion d'une journée via une agence. On parcourt 64 km de descente : départ à 4700m. en bonnet et grosse veste, arrivée à 1200m. en short et T-shirt.
On n'a pas trop de chance avec le temps qui n'est pas très dégagé mais cette descente est très ambiance avec des ravins de quelques centaines de mètres de part et d'autres de la piste!

C'est une folie que cette route fut utilisée jusqu'il y a peu par les voitures et autres camions...


Nous quittons La Paz pour prendre la direction du sud Bolivie : Oruro en 3h de bus puis Uyuni en 7h train.
 

Petite vidéo de la descente en VTT dans la vallée de la mort :

 



Publié à 01:40 , le 7/04/2010, La Paz
Mots clefs :
Lien

Bienvenido en Bolivia !

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article. 

 

Le passage en sud Bolivie se fait plutôt bien, c'est assez similaire au nord de l'Argentine... A Villazon (première ville bolivienne qui fait la frontière avec l'Argentine) des manifestations ont lieu à coup de klaxon et de musique à fond dans les rues... il y a des élections le dimanche 4 avril.


"route" entre Villazon et TarijaTrès vite je trouve un bus qui part pour Tarija à 13h... 7h de bus pour faire à peine 200Km, tout le trajet se fait sur de la piste, entre 3500 et 4000m., avec des passages plutôt bien aériens, rarement de la place pour croiser un autre véhicule, ravins de part et d'autres de la piste, parfois celle ci n'étant pas de niveau, le bus penche très franchement côté ravin... sensation intéressante d'autant que j'ai pu voir la carcasse d'un bus au fond d'un gouffre.



L'ambiance dans le bus est sympa, je suis le seul touriste, ils me prennent pour un argentin, les voisins successifs que j'ai me causent de choses et d'autres, sont sympas, on finit le trajet avec un bus remplit, chaque siège est occupé par un adulte plus un enfant et d'autres sont debouts... un jeune sort une guitarre et se met à faire de la musique et c'est la moitié du bus qui se met à chanter en choeur... je comprends un peu plus tard que finalement le musicien est un genre de messie envoyé de Dieu etc. Station essence entre Villazon et Tarija

 

On dépose des gens au milieu de nullepart sur l'altiplano, on ne voit même pas une maison, juste de la végétation basse et pas mal de lamas, mais apparemment c'est bien là qu'ils souhaitent descendre. Les boliviens sont très typés, on ne se fondra pas dans la foule par ici.

Arrivé à Tarija, le bus fait une nette déviation car la ville est bloquée pour cause de manifs politiques à nouveau.

Tarija : ville de 150000 habitants... il y a un office du tourisme digne de ce nom, des voitures correctes, du vieux tacot au 4x4 en passant par la clio, les espaces verts sont bien entretenus, il y a des poubelles, les kioskes internets sont remplis de gamins qui jouent à des jeux vidéo en réseau (les mêmes que chez nous) ... la misère ne me saute pas aux yeux autant que je ne le pensais, je m'attendais à retrouver un pays où les conditions de vie s'apparentaient au Népal, mais finalement pas tant que ça... cependant tout coûte environ 10 fois moins cher qu'en France.

Lac San JacintoJe fais le tour du Lac San Jacinto, tranquille, je me mange à l'occasion une carpe péchée le matin même, les boliviens sont très accueillants et me renseignent facilement, loin de l'agression touristique que je m'imaginais du pays.

 

Je suis maintenant arrivé à LaPaz, quasiment à la frontière avec le Pérou. Arrivée à l'aéroport à 4000m. centre ville à 3600m., je repère un peu les lieux en récoltant pas mal d'info et en m'acclimatant. Je trouve toujours le climat humain très sain.

Anne arrive bientôt. Je sens qu'on va bien se plaire dans ce nouveau pays.

 

 



Publié à 09:04 , le 1/04/2010, Tarija
Mots clefs :
Lien

ARGENTINE - CI DESSOUS LES ARTICLES EN ARGENTINE (ordre déchronologique)

 

 

drapeauargentin

 Capitale : Buenos Airesmapargentine

 

 40,2 millions d'habitants

 Monnaie : pesos argentin

 39 jours sur le territoire

 17 €uros / jour / personne

 

 



Publié à 09:18 , le 29/03/2010, Argentine
Mots clefs :
Lien

Le Nord Ouest d'Argentine : le long de la cordillère direction Bolivie

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Je visite à présent cette région située entre Chili, Bolivie et Paraguay, au niveau du tropique du Capricorne : de Salta à Cafayate avec la magnifique route qui longe la "Quebrada de las Conchas" (faille créée par un mouvement de plaques).

Quebrada de Las Conchas, sur la route entre Salta et CafayatePuis direction la Bolivie, le long de la quebrada de Humahuaca, une autre faille naturelle. Je fais escales aux différents hameaux de Tilcara, Purmamarca, Humahuaca et enfin La Quiaca qui sont situés bien plus en altitude, entre 2500 et 3000m. Ces "pueblitos" sont constitués de maisons à toîts plats construits souvent en terre et en taule, les rues sont poussiérreuses.

La région présente ainsi des phénomènes géologiques intéressants. Les paysages sont montagneux avec des contrastes entre roche rouge et verdure d'un vert exotique, collines couvertes de cactus, désert de terre rouge. Au hameau de Humahuaca on peut faire une petite rando et ainsi voir des "montagnes aux septs couleurs", c'est assez original. Le climat est très sec à l'image des nombreux lits de rivières à sec.

Zone la plus pauvre d'Argentine, les villages n'en sont pas moins tranquilles. Il y a toujours une place centrale principale où on retrouve les ventes d'artisanats locaux, les joueurs de musiques (musique andine, flûte, guitare etc.), les petits resto et bars, la vie du village s'y concentre... c'est très charmant.A Humahuaca, nombreuses maisons construites en terre Même dans les bus ça se ressent, là où d'habitude c'est un vrai bonheur de prendre le bus tellement ils sont confortables, ici j'ai fait deux fois 1h de trajet assis par terre !

Ça sent fort les pays du nords, La Bolivie et Le Pérou notamment...

Vivent encore par ici des minorités indigènes qui essaient de conserver leur culture, très présente, à l'image de tous les stands de produits artisanaux un peu partout (ponchos, tapis et tissus de toutes les couleurs, instruments de musique). Leurs instruments de musique sont fabriqués mains : el charango (une petite guitare), el bombo (un genre de grand tambour), flûtes en tout genre, la musique est très appréciée par ici...


L'ambiance est très tranquille dans cette région. Tous jouent de la guitare, notamment les jeunes, je dirai qu'il doit y avoir autant de guitare que de jeunes argentins dans le coin. Je suis tous les soirs dans une auberge différente, ça tourne autour de 5-6 €uros la nuit, tout le temps en dortoir de 4 à 12... du coup je me retrouve très souvent avec une bonne troupe de jeunes argentins en vacances qui font bien la fête.

Monumento de la independencia : à Humahuaca, au point culminant, oeuvre de Ernesto Soto AvendañoLes soirées finissent toutes en guitare et les chansons de Manu Chao reviennent très souvent, il est bien évidemment très populaire en Argentine.

Superbe ambiance à chaque fois, ils sont très curieux de mon parcours et m'intègrent très facilement dans le groupe, un très bon sens de l'intégration... pas facile à suivre parfois les soirées tardives mais ça va je ne lâche pas le morceau!




Je passe le 28 mars la frontière Bolivienne : le bus me dépose à La Quiaca (tout à fait au Nord Argentine), il me reste à peine 1Km de marche pour atteindre Villazon (tout à fait au sud de la Bolivie). Ces deux villes n'en forment finalement qu'une, un transit humain incessant s'effectue de part et d'autre de la frontière, y'a du business à faire avec le marché bolivien !

 

File d'attente traditionnelle devant les bureaux d'immigration qui sans même me regarder, rien qu'en voyant le passeport français et à coup de tampons, me laissent libre accès au territoire Bolivien... c'est parti pour un nouveau monde!

 



Publié à 12:53 , le 28/03/2010, Humahuaca
Mots clefs :
Lien

Les chutes d'Iguazu : le spectacle de la nature

Cliquer ici pour consulter les photos concernant cet article. 

 

Puerto Iguazu est situé à l'extrémité nord est de l'Argentine, à la frontière exacte avec le Paraguay et le Brésil. Il y a d'ailleurs un point de vue ici ("hito tres fronteras") qui permet de voir le Brésil et le Paraguay de part et d'autre du Rio Iguazu avant qu'il ne se divise en deux fleuves distinctes (rio Iguazu et rio Paranà).

Les chutes côté argentin

L'arrivée ici est très pluvieuse, j'appréhende un peu d'avoir fait les quelques 20h de bus pour savourer les fameuses chutes d'Iguazu sous la pluie qui ne cesse ce premier jour.

 

Finalement, après une soirée tarot bien tardive avec quatre étudiants français de Buenos Aires dans un petit hôtel de la ville, je tente tout de même l'excursion au parc des chutes d'Iguazu côté argentin le lendemain à l'aube. Le temps n'est pas terrible le matin, il ne pleut pas c'est déjà ça, puis dans l'après midi, le soleil fait apparition et le ciel se dégage... un bon compromis, ça valait bien le coup. J'ai beaucoup de chance car aujourd'hui (le surlendemain donc) il pleut encore à torrent... j'ai visé le bon jour visiblement. Ici c'est la jungle, il fait super chaud et le taux d'humidité de l'air est généralement entre 90% et 100%.

 

Le Rio Iguazu parcours plus de 1300Km sur des terres basses et la largeur de son lit varie entre 500m. et 1500m. avant d'arriver sur cette faille géologique abrupte qui constitue ces fameuses chutes spectaculaires.

 

Le parc national classé patrimoine mondial de l'UNESCO est assez énorme et la journée complète est nécessaire pour balayer tous les sentiers, enfin toutes les passerelles et chemins bétonnés car la zone est quasiment devenu un parc d'attraction, un bon parc à touriste en définitive.

Mais ça vaut bien le coup, la nature nous offre un spectacle grandiose. Des cascades à perte de vue, variant entre 40 et 80m. de haut pour les plus importantes et surtout un débit énorme notamment dans la Gargantua del Diablo où il est de 1500m3/seconde, et peut atteindre 6500m3/seconde lors de crues! Je me laisse tenter par une excursion en bâteau aux pieds des chutes dont on m'a dit plusieurs fois que vraiment "vale la pena !".Papillons

 

Pas mal d'animaux vivent également par ici, beaucoup de papillons très colorés, des coaties dont j'ignorai l'existence (c'est un genre de gros raton laveur), des singes, des tortues, oiseaux et autres bestioles de la brousse. Baignade royale sous une petite cascade un peu perdue dans la jungle !

 

 

Je pars demain pour rejoindre Salta, tout au nord ouest de l'Argentine, je me refais quelques 23h de bus quoi... je vais me mettre tanquillement sur la route de La Bolivie, faudrait pas que je rate mon rencart !

 

 

Vidéo de la petite excursion en bâteau au pied des chutes :

 

 

 



Publié à 04:23 , le 22/03/2010, Puerto Iguazú
Mots clefs :
Lien

Trois jours dans la capitale : Buenos Aires

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Après 22h de bus, je passe de la tranquillité par excellence de la vie en montagne nord patagonienne directement dans le boucan, la foule, la circulation, les odeurs, et tout ce qui va avec la vie en capitale. Puerto Madero, quartier très riche à présent et pourtant très malfamé il y a quelques années.J'arrive en plein coeur de Buenos Aires, changement radical d'ambiance, je me mets vite dans le bain avec les métros, bus, feux, passages piétons etc. Encore une fois, on se rend compte que la capitale est toujours un autre pays dans le pays...

Je suis accueilli par Pablo, un ami couchsurfeur qui me reçoit dans son appartement, à environ une heure du centre ville, dans lequel il vit seul. Il travaille beaucoup (statisticiens : fait des études sur la démographie de Buenos Aires, travaille pour le gouvernement, également donne des cours en université), il n'a donc pas vraiment de temps à me consacrer en journée, par contre il me fait un parcours sur deux jours, que je respecterai à la lettre : un concentré de ce qu'il y a à voir sur Buenos Aires.

Bon en gros je me promène pendant deux jours dans les rues quadrillées de la capitale argentine sans trop d'attentes particulières. En entrant dans le quartier de la BOCAA vrai dire ça me fait beaucoup penser à Paris, des rues piétonnes avec pleins de magasins, certaines rues très touristiques, plein de bars et de restaurant, des bâtiments impressionnants, des manifestations tous les jours, quelques espaces verts qui permettent un relatif repos... ici, ils n'ont pas l'avenue la plus belle du monde mais l'avenue la plus large du monde (125m.)... à chacun ses records.

Il fait très chaud et lourd, je retrouve d'ailleurs la pluie que je n'avais pas vu depuis bien longtemps, avec un bel orage que je me suis bien ramassé, j'étais sans abris pour le coup!

La ville en solo ça me va mais à petite dose, je quitte ce vendredi les lieux pour rejoindre Puerto Iguazu, direction les spectaculaires chutes situées à la frontière Argentine / Paraguay / Brésil... à suivre.

 

 

 



Publié à 03:06 , le 19/03/2010, Buenos Aires
Mots clefs :
Lien

Deux semaines de travail volontaire dans une chacra en montagne

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Je vis sur une propriété de 120ha de trois frères (Gabriel, Gerardo et Leo) dont un est marié et a trois garçons. Ils veulent créer une communauté qui vivrait et travaillerait tous ensemble dans une ambiance de vie très simple, faite d’amour, de rire et d’eaux fraîches ! Notre maison, boue, bois, bouteilles, toit végétal, panneau solaire, déco en peinture etc.Jardins biologiques pas encore en activité mais en projet. Les bâtiments sont faits en boue et en bois essentiellement avec des toits végétaux et un panneau solaire pour avoir un peu d’eau chaude pour la douche. Le projet est très orienté permaculture et donc autosuffisance alimentaire, construction naturelle et création d’énergies renouvelables via des projets de turbines entre plusieurs bassins... Les projets sont assez ambitieux.

Tous les volontaires vivent dans un bâtiment commun, deux pièces où nous dormons par terre, certains préfèrent dormir en tente pour plus de tranquillité. L’ambiance est très bonne dans cette communauté composée essentiellement de nord américain, français, belge, hollandais, italien.

Lorsque j’arrive ici, deux canadiens s’en vont, on n’est plus que six volontaires, puis tous les jours de nouveaux arrivants, nous finissons à 16 bénévoles, y’a du boulot pour tout le monde ce n’est pas un souci.

La vie s’organise donc en communauté, le petit dèj est préparé par les premiers levés, c’est souvent moi. Faut juste chauffer de l’eau et faire du porridge avec de l’avoine ou du riz et je me mets aussi à faire des petits pains chappattis : farines, eau, sel, pâte bien aplatie, cuits à la poêle… très facile à faire et plutôt bon à manger. Le midi, c’est le boulot de deux volontaires de faire la bouffe, le soir généralement 2-3 autres préparent le diner… à chaque fois on est entre quinze et vingt à table ! Autant vous dire que les proportions sont démesurées et que si au début c’était juste, très vite on est passé à trop de plats cuisinés… juste le temps de se régler sur les dosages !

Les repas sont tous les jours très variés, à base seulement de produits végétariens : riz, lentilles, légumes en tout genre, fruits, chacun prépare tour à tour ses spécialités et/ou ses innovations… expérience culinaire délicieuse. On mange vraiment très bien et tout le monde met la main à la pâte pour gérer les tâches quotidiennes du lieu de vie collective.

Construction d'un atelier plutôt immenseEn ce qui concerne mon boulot ici : grosse construction d’un atelier (assez énorme), charpente, coupe et portage de poutre, ponçage, perçage, vissage, marteau, tronçonneuse, clous, visserie, découpe de plaque en métal, mesure d’angle, niveau, etc. Pendant que d’autres construisent le toit d’un garage avec des planches de sapin, d’autres encore déracinent des souches, font des tranchées, un pont au dessus d’un ruisseau, fabriquent des briques en terre, je me suis récupéré un boulot plutôt intéressant, ça m’a bien plus de refaire un peu de chantier ! Les horaires sont assez souples et généralement c’est 10h 14h, ensuite repas et repos puis reboulot de 16h à 19h, pas de stress du tout, ce n’est pas l’usine ici.

Le temps est apparemment exceptionnel depuis 15 jours, ciel bleu permanent, cadre de travail magnifique !

Cotisation ce premier jeudi soir pour une soirée « bière » : commande de 30litres de bières locales… et oui on est quand même 17 sur la liste ! Une très bonne soirée autour du feu où on chante et on joue de la musique : guitares, percussions, didjeridou, flûte, harmonica, chouette concerto ! Une autre soirée fiesta assez similaire s’est faite le dernier vendredi soir… une bonne troupe de fêtard notre équipe de volontaires !

Le lundi soir c’est foot, on remplit la 4L et on rejoint à 5km de là une autre ferme où le jeu se déroule en 6 contre 6… enfin le jeu, disons qu’ici on ne vient pas pour jouer mais pour gagner ! Fait du bien un petit foot depuis si longtemps.

Au sommet du Cerro Perito Moreno à 2200m. avec mes trois chiens compagnons du WESuper premier WE dans les montagnes : de la propriété où j’habite je vois un sommet enneigé un peu plus haut que les autres et décide d’en faire l’ascension. Une montée limite alpiniste en contournant un glacier pour atteindre via un gros pierrier le Cerro Perito Moreno à 2200m. (rien à voir avec le fameux glacier du Perito Moreno plus au sud en Patagonie). Le second WE, je profite du lieu de vie quasiment vide pour me poser un peu… pas vraiment le temps en semaine de lire ou faire des recherches internet, y’a beaucoup de monde là dedans !

Le temps passe un peu trop vite à mon goût lorsqu’on travaille, je décide donc d’arrêter cette vie de dur labeur et de continuer mon périple direction Buenos Aires où je suis attendu par un ami couchsurfeur… à suivre !

 

 



Publié à 06:57 , le 14/03/2010, El Bolsón
Mots clefs :
Lien

Parce qu'on aurait pu y être...

Parce que nous y étions il y a de cela 15 jours… un témoignage d’Alejandro à Valparaiso (au Chili), frappé de très près par le séisme. Nous avons passé deux jours chez lui début février, une famille pleine de vie ! Je vous le traduis comme je peux en français, c’est assez poignant.

« 
Nous allons tous bien, merci pour ton inquiétude.
Bon, le tremblement de terre nous est arrivé alors qu’on dormait, c’était vraiment fort, la maison bougeait toute entière. J’ai pensé que nous allions tomber, nous avons couru dans la cuisine (comme nous avions déjà parlé plusieurs fois avec Julia), les vitres ont éclatés et la clôture du patio est tombée (mur en béton). Quand ça s’est terminé, nous n’avions plus d’électricité ni d’eau, en plus on connaît l’état structurel de la maison qui est assez vieille, je pense qu’elle a été très endommagée.
Du coup, avec Julia on sort pour monter au Mirador pas loin de la maison (où nous étions allés ensemble) pour voir la ville de Valparaiso, alors que nous sentions les répliques (de degrés 6). Là bas nous nous disions que c’était mieux pour Daniel qu’il ne soit pas avec nous car nous pensions que l’épicentre était sur Valparaiso. Vers 4h30 du matin, arrive quelqu’un avec une radio qui nous informe que l’épicentre est à Concepcion, 650Km plus au sud, ville où est notre fils avec ma maman en vacances. Dès que nous avons su cela, Julia a désespéré, nous sommes retournés à la maison, nous avons pris un sac à dos, un peu d’argent et sommes sortis marcher jusqu’à la maison de maman pour chercher la voiture pour aller vers le sud.
Nous traversons la ville à pied, les gens étaient dans les rues, nous avons vu deux morts et plein de murs de vieilles maisons par terre. Après une heure de marche, on arrive à la maison de maman ou était la voiture. Nous prenons donc le véhicule et nous dirigeons vers le sud, nous remplissons des grandes bouteilles d’eau, prenons quelques lampes de poche, et passons faire le plein d’essence. Il n’y avait pas de pompes à essence d’ouvertes dans la ville (dû à la coupure d’électricité)… sur la route de Santiago on en a trouvée une avec électricité.
En arrivant à Santiago, nous avons trouvé une radio qui transmettait, alors qu’on ne savait rien de Concepcion ni de Talcahuano (ville où se trouvait Daniel à 10Km au sud de Concepcion), qu’il y avait eu un tsunami et que les morts pouvaient s’élever à 50personnes (à ce moment là). C’était comme ça que nous sommes sortis de Santiago en direction du sud, il était 9h du matin, soit 3h après notre départ de Valparaiso. A la sortie de Santiago, il y avait un pont coupé avec des voitures qui tombaient, nous avons aidé une dame avec son époux à sortir d’une voiture renversée. Ensuite nous dévions pour chercher des chemins alternatifs à la route principale. Nous suivons ainsi par des petits villages, et au fur et à mesure que nous avancions, nous voyions des maisons par terre, des morts dans les rues, la désolation partout.
En arrivant à Parral (450Km au sud de Valparaiso), nous avons vu le pire du voyage, la ville complète était par terre et les morts se comptaient par dizaines. Il n’y avait pas encore d’aides d’arrivée depuis Santiago, on était quasi les premiers à aller vers le sud, on a vu de tout : des gens ensanglantés, des enfants debout dans les rues hors des maisons démolies, un hôpital qui s’est écrasé sur tous les gens qui étaient au premier étage…
Nous avons évité des chutes de pierres, de maisons, des animaux morts en essayant de sortir au sud. Finalement nous sortons par une route dont un tronçon n’avait pas plus de dégâts. Sur la route nous avons vu des voitures renversées, un bus frappé de face, des gens marchant dans tous les sens avec des sacs… enfin un chaos absolu.
Notre cœur était au plus bas, on n’avait pas de nouvelles de Talcahuano et on supposait que l’épicentre était plus près de cette ville. Je savais en mon cœur que Daniel était vivant, mais la vérité était que je ne savais pas dans quel état il était. Je me l’imaginais parfois jouant dans des gravats et d’autres fois attrapé sous des débris de ruines… terrible. Finalement nous sommes arrivés à Concepcion vers 18h (12h après le tremblement de terre). La ville était un chaos, incendies, édifices détruits, les gens pillant toutes choses. Et nous devions traverser cette ville pour rejoindre Talcahuano. A Concepcion, la radio transmettait qu’à Talcahuano, il y avait 2m. d’eau et qu’il était impossible d’y aller et qu’il n’y avait aucune communication possible avec cette ville.
Nous pensons y aller jusqu’où on peut avec la voiture, et de là on irait sur les toits des maisons, et même on nagerait jusqu’à retrouver notre fils… on savait qu’il était sur une colline de Talcahuano. Mais ça n’a pas été utile, la mer s’était retiré de Talcahuano lassant derrière elle des traces de destruction dans le centre de la ville. La première image du centre de Talcahuano, j’essaierai de l’oublier, il y avait pleins de bateaux dans les rues, des voitures sur le toit des maisons, des morceaux de bétail que la mer a trainés et frappés contre les édifices, plein de boues, pétrole qui brûlait… enfin une scène sortie d’un film apocalyptique.
Finalement, nous traversons Talcahuano et arrivons à la colline où était notre petit Daniel et ma maman, nous ne connaissions pas l’adresse de la maison où ils étaient. Mais nous avions voyagé 650Km dans un milieu désastreux pour arriver ici et ne rien faire les bras croisés ? Nous commençons donc à poser des questions aux gens pour savoir s’ils ne connaissaient pas la senora Judith Gonzalez (maison où était Daniel), après avoir posé des questions à pleins de gens, enfin quelqu’un connaît et nous dit où est la maison. Nous allons donc vers la direction indiquée, à notre passage il y avait plein de destructions, des gens armés qui essayaient de protéger leurs biens des pilleurs, et quels pilleurs !
On finit par trouver la maison… nous allions savoir comment allait Daniel. Mais le quartier tout entier était par terre. Comme c’était une colline, les versants avaient complètement cédés, laissant les maisons complètement détruites. Notre crainte était : va-t-il bien ? a-t-il eu très peur ? Est il en dessous d’une de ces maisons ? Soudain, au bout de la rue, je vois une petite tête qui me semble bien familière, dans un groupe de gens, je vois mon petit Daniel : il allait bien ! La maison où il logeait était en bois et fut la seule à s’être maintenue debout. Je ne crois pas en dieu, mais maintenant je suis dans le doute ! C’était un vrai miracle ! Daniel, malgré le fait d’être à l’épicentre du tremblement de terre (8,8 degré !), malgré le raz de marée qui a rasé la ville, malgré les pilleurs, les gens armés, le manque d’eau et d’électricité, malgré tout, il allait bien !
Ma mère sorti nous recevoir, la famille entière où elle était aussi et nous donne l’hospitalité pour la nuit. La solidarité chilienne continuait de fonctionner, nous leur avons donner l’eau et les lanternes que nous avions et eux nous ont donnés à manger et un lit. La maison était bien, il n’y avait pas de dégâts graves. Cette nuit là, nous avons dormi comme nous ne l’avions jamais fait, embrassés Julia, Daniel et moi. Je n’ai pas senti les répliques, les cris ni rien, j’ai dormi avec un sourire incroyable. Réellement, c’était très tranquille. Le lendemain (dimanche), nous sommes rentrés en direction de Valparaiso. L’histoire du retour est longue… nous n’avions pas d’essence, les bandits volaient tous les gens qui passaient dans les rues, nous éteignons un incendie sur la route, nous aidons une famille dont la voiture s’était retournée sur la route… bref. Le voyage du retour dure 18h… mais ça je te le raconterai un autre jour.
En résumé, nous allons bien, unis comme une famille, ma maman est dans sa maison, nous avons retrouvé la notre et notre petit Daniel qui est content avec ses parents et nous avec lui. Le matériel est un détail, je suis sûr que nous redeviendrons comme le pays d’avant. Ce n’est pas la première fois ni la dernière fois que le pays tombe, nous saurons reconstruire. Nous saurons nous organiser, nous savons qu’après ce désastre il y aura beaucoup à faire, mais nous le ferons, pour cela nous sommes différents du reste de l’Amérique du sud. Ce qui s’est passé est terrible, horrible en vérité, mais ici nous nous aiderons, reconstruirons, planifierons pour que jamais plus il ne se passe une chose pareille. Et notre famille continuera à aller de l’avant. Il n’y a pas de problème suffisamment grand pour que nous perdions notre joie de vivre, tu peux le voir sur la photo en plein milieu du désastre, après 15h du tremblement de terre, avec les répliques, … nous allons et irons bien.
Saludos de Valparaiso, Chile.
Alejandro.
»


Publié à 07:39 , le 3/03/2010, Esquel
Mots clefs :
Lien

De Mendoza hasta Bariloche y El Bolson

 Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

 
Vue du cerro OttoJe quitte Mendoza le dimanche 21 février pour arriver, après 20h de bus (lecture, films, sieste), à San Carlos de Bariloche.
Les paysages traversés sont dans l’ensemble assez désert, végétation basse, route sinueuse traversant des collines, pour finalement arriver dans une région pleine de forêts de sapins, montagnes, lacs et rivières. San Carlos de Bariloche, c’est un peu les Alpes Suisse, la ville vit essentiellement de leur fabrique de chocolats ainsi que du tourisme.
Le premier soir je me trouve un camping vers 21h30 après avoir visité rapidement la ville. Le lendemain, je me fais une belle rando en tong au point culminant du bled : le cerro Otto (d’ailleurs il faut payer 5€uros pour faire les 200 derniers mètres! Sont marrants.).
Ce jour là, je suis pris par deux fois en auto-stop par des chiliens, voilà qui me réconforte dans mon idée d’atteindre El Bolson (à 180Km plus au sud) le lendemain en mode « pouce levé ». L'asado au camping de El BolsonSeulement voilà, le lendemain je me retrouve sur la mythique ruta40 à faire du stop pendant 2h30… en plein cagnard et finalement je rejoindrai El Bolson en bus… peu convaincant l’autostop en solo.
J’aurai fait la connaissance pour ma dernière nuit à Bariloche d’un couple d’étudiants en architecture avec qui on passe une bonne soirée, on se fait des hamburgers cuits au feu de bois, délicieux.
El Bolson : l’ambiance de ce petit village a l’air on ne peut plus « hippies », des routards un peu partout sur les espaces verts, certains jouent de la musique, d’autres vendent des artisanats en bois, des dessins, nombreux camions de nomades, cheveux longs et barbe à tout va, le rythme semble très cool. Tout le monde est accueillant et chacun s’échange des sourires avec le fameux « Hola » traditionnel, ça fait ambiance de village très baba cool, très surprenant sortant de Bariloche …
Et effectivement, dans les années 70, beaucoup d’hippies du monde entier, fatigués de la ville, sont venus s’installer dans cette région et ça se ressent bien dans l’ambiance générale à l’image du camping qui me reçoit d’abord par une petite visite des lieux, eau chauffée au feu de bois, bières maison (excellente d'ailleurs!), musique type « The Doors », chacun se fait son petit feu de camp devant sa tente, camping très grand avec un point wifi en plein milieu… qui me permet même d’avoir internet dans la tente !
La première soirée, on se retrouve une trentaine de jeunes autour du feu central pour « l’asado »… bonne bringue en vue, il n’y a que des argentins et des chiliens et tous sont très contents de faire ma connaissance, apparemment mon espagnol n’est pas mal du tout!Camion de hippies
Cela fait maintenant 5 jours que je suis parti de Mendoza, le temps est toujours superbe, grand ciel bleu permanent, les nuits sont tout de même fraîches dans ma grande tente… car elle est bien grande maintenant que je vis seul dedans.
Je pars demain pour vivre quelques jours (au moins deux semaines) en tant que volontaire dans une « chacra », un genre de ferme typique du coin : ce sont des gens qui produisent ce dont ils ont besoin et qui vivent au plus près avec la nature si j’ai bien compris… je n’ai pas trop d’info pour le moment mais ça a l’air pas mal, affaire à suivre…
 


Publié à 07:37 , le 25/02/2010, San Carlos de Bariloche
Mots clefs :
Lien

Arrivée au pays de la Barbac : Argentina !

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Après avoir veillé la nuit à l’aéroport de Santiago du Chili, Anne prenait son avion à 3h du mat, je prends le bus direction Mendoza, 6h de bus qui permettent de traverser la Cordillère des Andes en passant un col à plus de 3000m.

Passage de la frontière Chili-Argentine : traversée de la Cordillère des AndesLes paysages sont superbes, les sommets sont rouges tachetés de vert, de gris et parfois de jaune, c’est assez authentique… mais j’ai du mal à lutter contre le sommeil qui me manque et j’en rate une bonne partie.

L’arrivée en Argentine n’est pas très dépaysante pour le moment, si ce n’est qu’ils utilisent encore un nouvel espagnol à base de « Ch » dans tous les mots !

Je suis seul à présent, ça fait assez bizarre de ne plus entendre la douce voix d’Anne avec qui j’avais pris l’habitude de tout décider à deux, en concertation, et pour sûr on fait une bonne équipe… désormais je suis seul maître de mes décisions… des avantages et des inconvénients comme dans toute situation.
Très vite je fais des nouvelles rencontres. Je suis accueilli dans la colloc de Morgan, couchsurfer français qui fait un stage d’étude en eau et environnement sur Mendoza. Il vit dans une colloc de 14 jeunes, la plupart étudiants, moyenne d’âge 25ans, 2 anglaises, 1 irlandaise, 1 colombien, 4 français, 3 argentins, 1 américaine, 1 chilienne, ah il m’en manque un… une ambiance époustouflante, une bonne troupe de fêtards dans cette maison où la seule langue parlée est l’espagnole.
L'asado !Ce soir là, après avoir récolté 20pesos (4€uros) par personne,  les argentins s’occupent de préparer l’« asado », viandes diverses et grillées très longuement sur une fine couche de braise, un vrai régal et bien évidemment le tout est accompagné de vin rouge… à noter : 500g de viande par personne ! Très bonne soirée qui me rappelle la vie étudiante d’il y a quelques années déjà.
Ici chacun a ses occupations quotidiennes et je deviens vite un membre de la colloc, autonome, on se retrouve généralement le soir avec Morgan, on assiste à quelques concerts de folklore dans cette ville très animée, les asados géants sont maîtres dans ces manifestations.
Ce samedi, c’est l’anniversaire de Pady, une 40aine de personnes se retrouvent dans notre maison, les soirées ici commencent vers minuit… finissent au levé du jour, beaucoup de nationalités se côtoient et les français semblent presque dominant, bizarrement.
Ce fut l’occasion de rencontrer notamment Pascal et Bertrand qui, après avoir démissionné de leur job l'été dernier, ont traversé l’atlantique en voilier en trois semaines pour rejoindre Trinidad et Tobago puis redescendre vers l’Argentine en traversant le Brésil. Ils se sont achetés une voiture ici qu’ils revendront bientôt, partent en Asie ensuite… voyage d’au moins un an, chouette périple.Tant à visiter...
Je passe cinq jours dans la colloc, j’organise la suite du périple en Argentine, à coup de mails et de recherches diverses sur internet dans tous les sens pour essayer de me trouver un petit job d’immersion en campagne ou autre en tant que volontaire… les réponses tardent un peu à arriver, je m’y prends très certainement trop tard et je m’organise donc des variantes treks en limite nord de la Patagonie Argentine, dans la région des lacs, vers San Carlos de Bariloche et El Bolson, au pied de la cordillère des Andes.
Je fais pas mal d’ordi, photos à trier et ranger notamment, mise à jour de blog et autres broutilles rien à voir avec un voyage outre-atlantique, un petit tour en vélo dans le parc de Mendoza, un petit poker bière avec les collocs… session bien reposante, rien ne me presse, je n’ai pas l’intention de visiter tous les parcs à touristes Argentins de toute façon… donc pas la peine de courir !
 


Publié à 07:27 , le 21/02/2010, Mendoza
Mots clefs :
Lien

CHILI - CI DESSOUS NOS ARTICLES AU CHILI (ordre déchronologique)

 

drapeauchiliCapitale : Santiago du Chilimapchili

 

16,5 millions d'habitants

Monnaie : pesos chilien

42 jours sur le territoire

21,40€uros / jour / personne

 



Publié à 12:59 , le 17/02/2010, Chili
Mots clefs :
Lien

Nouveaux départs...

 

Déjà plus de cinq mois que nous sommes partis faire notre petit tour sur la Terre.

 

rentreedesclasses

Zapatos HSLes chaussures d'Anne, après Népal, Thaïlande, Laos, Nouvelle Zélande et Chili sont HS et abdiquent...

Ca tombe plutôt bien car il est temps de rentrer en France pour préparer son cartable d'école en vue de la rentrée du 1er mars. Envol pour la France le 17 février...

 

Pendant ce temps, Pierre passe la frontière Argentine pour rejoindre Mendoza et continuer ainsi l'aventure à la découverte d'autres cultures, d'autres paysages, d'autres rencontres... en attendant de retrouver Anne en Bolivie en Avril !

 

 



Publié à 06:10 , le 17/02/2010, Santiago du Chili
Mots clefs :
Lien

Retour sur Santiago tout en rencontres

Cliquer ici pour consulter l'album photos concernant cet article.

 

Fini la plage... Le séjour au Chili touche à sa fin. Nous prenons tout doucement le chemin pour Santiago, en prévoyant de couper les 15h de route sur la panaméricaine par des stops tant culturels qu'humains : Copiapo, La Serena, Valparaiso et Santiago du Chili.Maisons à Valparaiso

Nous sommes maintenant en pleine saison touristique, ce qui nous réserve quelques surprises. Comme à La Serena où nous arrivons en stop à 22h30 pour reprendre un bus de nuit à 1h. Tous les bus sont complets et il nous faut attendre le lendemain matin et surtout trouver un lieu pour dormir. Nous voilà vers minuit à vagabonder dans les rues, passant d'hostal en hospedage toutes complètes aussi! On passera finalement une très bonne soirée jusqu'à 3h du mat avec deux chiliens et un anglais, grands voyageurs du monde, et on dormira sous la tente dans un jardin d'hostal non prévu pour ça où le prix est d'ailleurs libre pour notre cas.

A Valparaiso et Santiago, nous découvrons l'expérience fabuleuse du "CouchSurfing" : un réseau mondial et solidaire d'accueil où chacun ouvre sa porte, sa maison, sa vie pour partager un petit temps ensemble.

Chez Alejandro y JuliaA Valparaiso, nous passons ainsi deux jours chez Alejandro et Julia : l'occasion de passer deux bonnes soirées, visiter Valparaiso hors des sentiers battus et avec des natifs amoureux de leur ville et aussi échanger et rire beaucoup entre chiliens, français et allemands avec Yana et Veronike qui sont là aussi.

A Santiago, nous sommes accueillis chez Sébastien et Emilie, un couple de québecquois qui habite un chouette appart au 16ème étage en plein centre ville.

 

Ambiance super sympa, on partage une soirée Sushis avec leurs amis où notre chef Alejandra nous apprend avec passion et simplicité l'art de ces petits délices. Pour la deuxième soirée, nous décidons d'inviter Emilie et Sébastien chez eux, un vrai plaisir pour nous de cuisiner et de recevoir après tant de mois sans maison.

 



Publié à 05:06 , le 16/02/2010, Valparaíso
Mots clefs :
Lien

Le parc de Pan de Azucar dans le désert d‘Atacama

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Anne dans le désert

Après une semaine bien tranquille et reposante à Caldera, on envisage d’aller faire un tour un peu plus au nord, au parc national de Pan de Azucar.
Au programme : une première journée entre les mains d’une agence locale avec un spécialiste du terrain, puis deux jours en randonnée. On se déleste d’une bonne dizaine de kilos au camping qu’on remplace par 10 litres d‘eau! Le parc est très aride, et nous ne voulons pas mourir de soif! Notre parasol est aussi de la partie, on s'imagine même la technique pour marcher avec le parasol fixé au sac a dos…
Avec Rodrigo, notre guide, et un petit groupe de chiliens, nous découvrons un site qui doit sa renommée à son granite orbiculaire. Ces gros rochers gris tachetés de noir sont le résultat d’un processus géologique très rare consistant en l’incrustation ronde de divers minéraux dans la roche, dont notamment du quartz. Puis, direction Chanaral, une petite ville assez poussiéreuse et dont la fondation et le développement sont intimement liées aux nombreuses mines de cuivre, d’or et d’argent de la région.
Isla Pan de Azucar
 
Aujourd’hui, la mine de cuivre El Salvador fournit du travail à une grande partie de la population. Terres de minéraux, terre de salpêtre aussi… On comprend pourquoi cette région si désertique, si sèche, sans intérêt particulier a été à  la fin du XIXème siècle une terre si convoitée. En 1881, et suite à  la guerre du Pacifique contre le Pérou et la Bolivie, le Chili annexe le territoire d’Atacama. Aujourd’hui, Chanaral est la 3ème ville la plus contaminée au monde, après Tchernobyl et Mexico. Les déchets des extractions ne sont pas sans dangers pour la population! Nous quittons Chanaral pour rejoindre, un peu plus au nord et toujours sur la côte, le parc de Pan de Azucar.Couple de Liles
Et là, nous rentrons dans un monde nouveau : toujours du sable, des rochers, mais aussi des montagnes arides, et des champs de cactus aux formes si variées. Il y en a même qui poussent à 45 degré vers le nord pour que leur fleur unique bénéficie d’un maximum d’ensoleillement (et oui, ici, dans l’hémisphère sud, le soleil frappe au nord!). De drôles de boussoles naturelles! On croise ici une faune très riche: des renards, des phoques, et de nombreux oiseaux…
Pour les deux jours suivants, le terrain nous paraît si sec, si aride, si inhumain… qu’on abandonne vite l’idée de la rando avec nos gros sac sur le dos! On se pose deux jours sur la très belle côte du parc, pour faire ce qu’on sait maintenant bien faire: planter le parasol, bouquiner, et se baigner de temps à autre! Notre baie est orientée plein ouest et nous offre chaque soir de biens jolies couleurs lors des couchers de soleil.

Retour sur Caldera en stop avec Daniel qui tient absolument à nous offrir une assiette de fruits de mer au marché aux poissons. Ca ne se refuse pas!

 

 



Publié à 10:17 , le 11/02/2010, Chañaral
Mots clefs :
Lien

Enfin une semaine de vacances !!!

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Nouvelle activité

Caldera est situé au sud du désert d’Atacama sur les côtes de l’océan Pacifique : aucune végétation ici, seulement des rochers et du sable aux nombreuses colorations.
On s’installe, dans cette station balnéaire, en un camping tranquille, éloignée de la ville et exceptionnellement peu cher pour la région (4,50 €uros pour un grand emplacement bien aménagé avec table à l’abri du soleil).
On se donne du temps pour se reposer, ne rien faire, fini la pluie, fini le vent, les nuits sont très tranquilles si ce n’est parfois les cris et les chants des chiliens venus faire la fête et tant pis pour ceux qui dorment!
Très vite on s’achète parasol, serviette de plage pour faire comme les autres touristes tellement mieux équipés que nous et surtout pour se protéger du soleil très fort ici. Anne se fait même plaisir avec une tenue de plage : petite robe et boucles d’oreille.  
Cette semaine est rythmée par nos virées à la plage, les diverses rencontres et les repas bien concoctés du matin au soir : quel chamboulement de rythme et quel repos après les conditions difficiles de la Patagonie. On se régale des fruits et légumes (avocats, tomates, melons, pastèques…) qui sont excellents, des fruits de mer et poissons locaux ainsi que de bons morceaux de barbac argentine!
 
On admire tous les matins, sur la mer turquoise visible de notre emplacement, le spectacle des pélicans et autres oiseaux pêcheurs plongeurs qui se régalent des bancs de poissons.
On se fait une journée vélo pour longer les côtes dans le désert et atteindre la Bahia Cisne, plage isolée et quasi déserte. Journée non ensoleillée et pourtant on prend de sacrés coups de soleil: on nous avait pourtant prévenu!
Nous sommes les seuls étrangers au camping, on n’en a croisé aucun en ville, ce qui suscite beaucoup de curiosité de la part des chiliens et très vite on se fait repérer. 
On est connu dans le coin, aussi bien par le cantonnier local, le chauffeur de bus, les gérants de l’agence multifonction (internet, locations de vélo, tours organisés…), le gars de l’office du tourisme (avec qui on échange pendant trois heures dès le premier jour sur la vie dans le coin et sur la politique chilienne depuis trente ans et la droite revenant au pouvoir depuis deux semaines), la boulangère et le boucher, que par d’autres touristes qu’on croise régulièrement et enfin les gérants de notre camping.
Bahia Inglesia
On nous appelle «los franceses», et tous prennent beaucoup de plaisir à échanger quelques mots d’espagnol avec nous. Ici personne ne parle anglais ni français et on progresse beaucoup en espagnol d’autant qu’on continue à se faire nos leçons quotidiennes.

A l’accueil du camping, on est toujours les bienvenus et nos demandes finissent souvent en partie de fou rire. La curiosité des locaux entraîne généralement l’envie de nous rendre service, on se fait ainsi offrir des morceaux de viandes bien cuisinés au barbec, des fruits, des fleurs, on se fait même inviter à Copiapo et Santiago…

 



Publié à 04:04 , le 7/02/2010, Caldera
Mots clefs :
Lien

Petit tour sur le Détroit de Magellan avant de filer 3000km plus au nord!

Cliquer ici pour consulter les photos concernant cet article. 

 

 Habitations en tôle à Puerto Natales

De retour du trek dans le Torres del Paine, on se repose deux jours a Puerto Natales.
Le camping est sympa, la salle de vie avec son poêle a gaz (ici, le gaz est une ressource locale et pas chèr) est bien appréciable pour se mettre à l’abri au chaud et au sec.
 
On partage ce petit temps avec quelques israéliens et avec Stéphane et Anne, un couple de la Rochelle. Ils sont tous les deux  à vélo, et leur projet, ambitieux et beau, est de rejoindre en six mois la Bolivie. Leurs premiers coups de pédales au depart d’Ushuaïa ont été particulièrement physiques et mentaux du fait des fortes rafales de vent!
 
On profite de ce petit port pour tester les poissons du pacifique… Délicieux !
Puis direction Punta Arenas en autostop! 300km sur une route unique et rectiligne au milieu des steppes désertes et ventées du sud patagonien.
 
Punta Arenas et le détroit de Magellan
 
La vie est rude ici. Le vent souffle brusquement, sans règle et avec une telle force. Les fameux 40emes rugissants apprehendés par les marins… et qui descendent d'ailleurs bien en dessous du 40eme degré de latitude sud!
 
Pour aller tester l’eau du Détroit de Magellan, un petit tour en bâteau s’impose. C’est l’occasion d’observer une colonie de 70 000 pingouins de Magellan sur l’île de Magdalena. Touchants, si habiles dans l’eau, et si drôles dans leurs déplacements hors de l’eau. Ils migrent en septembre dans la région pour la période des petits… en attendant avril pour repartir.
 
Repas dans la foulée avec Carlos le capitaine du bateau et Michele une canadienne. Invitation fortuite et très sympa.
 
Et le 29 Janvier : journée transport !
Après une petite nuit à l’aéroport, on décolle pour Santiago. Deux escales sur la route, on se serait cru dans un bus !
Arrivés a Santiago, on y reste un peu plus d’une heure, le temps de s’organiser pour trouver un bus direction Caldera non loin de Copiapo. Nous sommes en route pour le nord, le soleil, le chaud, les plages! Le contraste risque d’être fort… Et on attend cela avec envie!
 
Pingoins de Magellan
 
En moins de 24h, on passe ainsi de la Patagonie Australe et son climat froid, humide et venteux à la limite sud du désert d’Atacama, 3000km plus au nord où l’aridité et les grosses chaleur nous guettent…
 
La route est de toute beauté, longeant la côte, et nous proposant des paysages de plus en plus secs : désert, cactus, et dunes de sable…
L’arrivée a Caldera est cocasse : le bus nous dépose a 4h du mat au bord de la nationale. On erre dans les rues de cette petite bourgade balnéaire cherchant un lieu pour continuer notre nuit. On finira sur la plage avec le bruit du roulis des vagues pour nous bercer…

 

Vidéo de pingoins :

 

 

 



Publié à 06:38 , le 30/01/2010, Punta Arenas
Mots clefs :
Lien

Trek dans le parc national du Torres Del Paine

Cliquer ici pour consulter les photos concernant cet article.

 

Las Torres Del Paine

Chargés de huit jours d'alimentation sur le dos, nous partons au

coeur du parc national de Torres del Paine.

On souhaite réaliser le "circuito

completo" intégrant le fameux "W" beaucoup plus couru. L'idée est donc de tourner autour des trois tours symboliques puis de les approcher en fin de circuit.

 

Nous sommes au bout du monde sur un territoire où le vent mène la danse!

 

Pendant ces sept jours, il sera toujours un peu là, parfois très fort comme cette nuit en bivouac où nous entendons les rafales, qui frappent les arbres, venir de loin telles des vagues sur la mer, et espérons que la tente tiendra bon.

 

La pluie et le soleil nous accompagnent aussi avec des changements de météo brusques dessinant des arcs en ciel et des faisceaux de lumières sur le paysage.

 

Glaciar Grey

 

On évolue entre 200 et 1200m. d'altitude dans des paysages grandioses et très variés : traversée bucolique de champs de paquerettes, de végétation modelée par le vent, d'arbres gris, de forêts humides et boueuses, des glaciers comme on en n'a jamais vu, des falaises telles des maquettes et des lacs et lagunes aux couleurs si différentes : bleu turquoise, bleu vert, bleu crémeux, marron, transparent, argenté comme si le vent dispersait ça et là des paillettes de couleurs...

 

Au dessus de nos têtes, les condors contrôlent leurs territoires. On croise aussi des banderas, des guanacos (lamas), des autruches...

 

Nous marchons beaucoup, de huit à dix heures par jour, et prenons peu le temps de s'arrêter pour manger le midi car les conditions ne nous permettent pas souvent d'apprécier les pauses. Nous vivons beaucoup dans notre maison à pièce unique qu'on monte et qu'on démonte par tous les temps : notre tente! Lieu à peu près étanche de cuisine, de repos, de vie!

 

Le contraste des couleurs

 

Et pour finir, les tres torres del paine que nous n'avions vu qu'en carte postale, sont bien là, majestueuses, sous un ciel bleu sans vent et un soleil bien agréable... coup de bol pour nous!

Moment émouvant devant ces beautés surtout après tant d'efforts physiques.

 

 

La magie de ce parc de Torres Del Paine est générée par l'énergie qu'on l'on doit investir physiquement et moralement pour finalement apprécier des paysages très durs, hostiles et pourtant d'une toute beauté. 

 

 

 

Melting pot de vidéos durant le trek :

 

 

 

 



Publié à 06:46 , le 26/01/2010, Parc national Torres del paine
Mots clefs :
Lien

Accès en Patagonie via la voie maritime

Cliquer ici pour consulter l'album photos concernant cet article.

 

De Puerto Montt à Puerto Natales, au cœur de la Patagonie chilienne, trois choix se présentent à nous :Ferryboat

- l’avion : rapide mais trop cher !
- le bus : plus de 40h en passant par l’Argentine…
- le ferry : assez cher, mais direct et dans des paysages grandioses… Choix de luxe pour notre budget de voyageurs a long terme!
 
 
Nous voilà donc embarqués sur un ferry qui nous transportera en quatre jours et trois nuits sur près de 1000Km à travers les canaux patagoniens et la multitude de petites îles qui longent la côte sud ouest du Chili. L’endroit est très sauvage, peu de traces liées à l’homme si ce n’est le village de Puerto Eden (180 habitant) perdu au milieu de nulle part…
 
Après être sorti du canal Moraleda, on passe un point au large de l’Océan Pacifique pour contourner la région d’Aisen: c’est d’ailleurs là où la houle est la plus impressionnante et nombreux passagers tombent malade… y compris Anne!
 
 
Superbe temps
On re-rentre ensuite par le golf de Pena pour finir le parcours par le canal Mesler, via Puerto Eden et un petit détour pour contempler le majestueux glacier PIO XI qui se jette dans la mer.
 
Ce glacier est une branche du « Campo de Hielo », la troisième masse de glace sur La Terre après les pôles.
 
Après avoir passé des passages tellement étroits qu’on ne pourrait pas croiser un autre bateau, nous atteignons finalement Puerto Natales, à plus de 50° Sud de latitude.
 
On est environ une centaine de touristes sur le bateau représentant ainsi 27 nationalités différentes! Le temps est dans l’ensemble pas mal du tout, le soleil perce parfois les nuages et chauffe très vite, la pluie restant jamais très loin! 
 
On voit de temps en temps des dauphins jouant autour du bateau et des oiseaux qui s’amusent à nous suivre en flirtant avec les vagues.
 Glacier Pio XI
Notre rythme est fixé par les repas: p’tit dèj de 8h à 9h, lunch de 12h30 à 13h30 et diner de 19h30 à 20h30. Il y a des animations sur la découverte de la faune et la flore dans ces contrées, sur les caractéristiques des glaciers les plus importants de la Patagonie, des films le soir et la dernière soirée se termine un par un « bingo » géant, un genre de « loto » qui permet de faire chauffer la salle avant une soirée fiesta!
 
On partagera cette expédition avec Stéphane et Patricia, un couple basque en vacances pour quelques semaines en patagonie, ils connaissent bien l’Amérique du Sud et nous donnent quelques conseils pour la suite de notre périple.
 
Nous arrivons donc à présent au cœur de La Patagonie et avons prévu de passer une dizaine de jours dans le parc de Torres del Paine, parc classé au patrimoine de l’UNESCO. Là où  la nature est reine ...
 
 
Petite vidéo du passage au large, dans l'océan Pacifique : 

  



Publié à 11:45 , le 18/01/2010, Puerto Natales
Mots clefs :
Lien

Arrivée en continent sud américain : Le Chili c'est parti !

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

Cette journée du 05 janvier 2010 aura duré 42h (17h en NZ, 12h en avion et 13h au Chili), journée éprouvante donc mais l’excitation d’arriver sur un nouveau continent prend le dessus.

Santiago du Chili

 

 

 

Sitôt arrivés dans cette nouvelle capitale qu’est Santiago, ça sent l’été, on sort les tongs le short et le t-shirt et rejoignons notre auberge de jeunesse réservée deux jours plus tôt.

On se prend à l’ambiance de la ville en testant les bières chiliennes en terrasse, les pavés de bœuf tendres et les glaces. A coup de bus, de métro et de promenades à pied, on se planifie la suite de notre périple.

 

Ainsi, dès le 06 janvier au soir, nous voilà partis pour 12h de bus pour arriver à Pucon au petit matin (dans la région des lacs au sud de Santiago). Nous y sommes attendus pour le petit dèj par la famille franco chilienne de Pierre.

On se fait une petite rando sur place dans le parc Villarica avec le cousin Alex, tante Thérèse et tonton Eugène avant de se faire offrir un bon repas typique, braséro de viandes, au resto accompagnés de Karen, ses parents et la petite puce Léna.

 

 

El braseo con toda la familia !

 

Les retrouvailles d’un jour étaient brèves et bonnes. On doit maintenant se dire au revoir pour nous aventurer plus profondément dans le parc national de Villarica. On s’engage sur trois jours de treks autour du Volcan Villarica qui culmine à 2840m et qui est toujours actif.

 

Les paysages et la météo sur ces trois jours sont à l’image du pays : très changeant !

 

 

Ainsi, après avoir eu une journée très ensoleillée et très chaude à s’en baigner dans les torrents, nous devons décamper d’urgence au petit matin à cause de la pluie et surtout du vent violent.

La suite est de pire en pire, aucun abri possible avant 6h de marche, on se prend la pluie, la neige puis la grêle et toujours ce vent tempétueux ! On est trempé de partout, on est gelé… vive les vacances !

 

 

Devant le volcan Villarica

 

Après une nouvelle nuit très humide on se régénère dans des bains à 40°C aux Thermas de Palguin puis rejoignons en autostop Villarica qui est sur la route de Puerto Montt notre prochaine étape (plus au sud encore).

Notre chauffeur nous propose un plan d’hébergement pas cher et très chaleureux : une maison de particuliers avec des chambres disponibles à bas prix. Idéal pour faire sécher toutes nos affaires, pouvoir se cuisiner un bon festin à base de lomos y papas (steack particulièrement fondant et patates) et surtout pour appliquer les leçons d’espagnol que nous nous donnons depuis notre arrivée sur le territoire... et ça progresse !

 

 

Prochaine étape : Puerto Montt que nous quittons le 15 janvier pour rejoindre, via croisière de "luxe" de quatre jours, Puerto Natales (au sud de la Patagnoie).

 


 

 

Deux videos pendant le trek autour du volcan :

 

Courir pour ne pas geler :

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah tiens ca semble se calmer ? :

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 11:45 , le 14/01/2010, Santiago du Chili
Mots clefs :
Lien

NOUVELLE ZELANDE - CI DESSOUS NOS ARTICLES EN NZ (ordre déchronologique)

 

drapeaunz

Capitale : Wellingtonmapnz

 

4,2 millions d'habitants

Monnaie : dollars néo-zélandais

40 jours sur le territoire

17,30€uros / jour / personne

 



Publié à 09:51 , le 6/01/2010,
Mots clefs :
Lien

HAPPY NEW YEAR !

En autostop, et en moins de temps qu'en bus, on arrive à Auckland pour louer trois jours une voiture histoire d'aller faire un tour dans le nord de l'île du nord. Problème : full season! Plus une voiture ou van à louer, tout est parti!!

Finalement, c'est pas plus mal, on en profite pour mettre notre blog à jour, on est bien à notre aise chez Clément. Bon courage chers lecteurs! Faut dire qu'on avait du retard...

On est aussi allé voir Avatar en 3D sur le plus grand écran de Nouvelle Zélande! De quoi perfectionner notre anglais...avant de basculer sur l'espagnol !!!

 

Fini l'Asie, fini l'Océanie, c'est le grand départ aujourd'hui pour un nouveau continent : l'Amérique du sud!

On décolle aujourd'hui mardi 05 janvier 2010 à 16h40 pour arriver, après 14h de vol, à Santiago du Chili le même jour,  le mardi 05 janvier 2010 mais à 12h10 ! On remonte le temps, c'est la magie du tour du monde ! On arrive avant d'être parti !! Fou.....

Le Chili, c'est parti ! Préparation du voyage très légère comme d'hab', on prendra les infos sur place!

 

 

A tous, nous vous souhaitons une très bonne année 2010. Simple, joyeuse et légère!

 

 

 Voeux 2010 de Nouvelle Zélande

 

 

 



Publié à 11:56 , le 5/01/2010, Auckland
Mots clefs :
Lien

L'auto-stop en Nouvelle Zélande : un fabuleux voyage humain!

Pour voir les photos concernant cet article, cliquer ici.

 

Un grand MERCI à tous les chauffeurs qui ont stoppé devant notre pouce levé! Des rencontres inoubliables, grandioses, parfois si surprenantes!

 

 

Pas loin de 2000km du sud de l'île du sud jusqu'au nord de l'île du nord...

Grâce à ces 30 véhicules croisés sur notre route...

Allant de la petite voiture étudiante au pickup du pêcheur ou au camion du livreur de yaourts...

Rarement plus de 15 minutes d'attente, nous obligeant du coup à baisser le pouce le temps de notre pic nic !

On rencontre ainsi les locaux qui veulent eux aussi passer leur temps de route avec de la compagnie (so good to improve our english, with the kiwi accent please!) ou parfois tout simplement dépanner, rien de plus...

On croise aussi des allemands, des français, des australiens, des israéliens, des roumains, des grosses barraques des îles tonga...

Principalement des hommes, mais parfois aussi des femmes...

Des Roberto, Vaughn, Steve, Atiria, Paul, Anca, Virginia, Anke, Adam.......

 

Tchin avec Vaughn !

 

Des navigateur, anesthésiste, routier, pêcheur, étudiant, musicien, prêtre de 80 ans, chocolatier, touriste, vétérinaire, artiste, bricoleur du petit matin...

Avec qui nous partageons des trajets de 10 minutes à 8 heures...

Toujours une grande générosité et confiance de leur part...

Nous laissant choisir la musique pour la route...

Nous laissant même conduire leur voiture! Leur petit V6... 

Nous arrêtant sur des stops touristiques : "vous ne pouvez pas passer par là sans faire...", en nous y accompagnant avec joie...

Combien de détours de 50km "only for us" ? Le plus mémorable est celui de ces 3 grands gaillards des îles tonga : une voiture s'arrête, 3 barraques, les lunettes noires, des tatouages sur leurs bras énormes...Flippant au départ, et si touchant après !!

Et des invitations à la maison aussi! Nous en accepterons deux : Vaughn, sud africain depuis 20 ans en NZ, et Steve et Atiria, couple kiwi-maori. Quels bonheurs de partager avec eux des moments forts et non prévus! Et toujours un matelas à prêter, un dîner à offrir, un pti dej typique, une douche chaude, et une machine à laver à proposer... Pas question de leur payer quoi que ce soit, ces gens là distribuent de leur vie à qui s'y intéressent... le Karma leur rendra !

 

Chez Steve et Atiria

  

 



Publié à 05:41 , le 2/01/2010, Rotorua
Mots clefs :
Lien

La Tasman Bay : les plages paradisiaques en kayak

Cliquer ici pour voir les photos concernant cet article. 

 

 

Prends toi de l'eau !

 

 

Le parc national d'Abel TASMAN se situe tout à fait au nord de l'île du sud de la Nouvelle Zélande. La Tasman Bay fait partie des 9 Great Walks de NZ, habituellement on évite les zones trop touristiques surtout en haute saison mais apparemment on ne peut pas quitter la NZ sans y avoir fait un tour.

 

 

 

On choisit le bateau pour découvrir la baie, on passe deux jours de kayak avec une nuit le long de la côte. Finalement, nous n'avons pas du tout ressenti la "full season" si ce n'est sur les réservations d'emplacement dans les campings sommaires qui bordent la côte et acceuillants principalement des randonneurs.

 

Petite pause !

 

 

On apprécie beaucoup ce nouveau moyen de transport qu'est le kayak de mer, on a toujours toute notre maison avec nous mais ce coup-ci, on ne la porte pas sur le dos, elle est stockée dans les compartiments plus ou moins étanches du bateau. 

Il fait beau, la mer est bleue turquoise et peu agitée, le sable des plages est bien jaune et nous découvrons les petites îles proches de la côte qui abritent phoques et oiseaux endémiques. Nombreuses plages sont désertes et pour cause on ne peut y accéder qu'en bâteau... c'est royal!

 

 

 

 

Notre plage !

 

On remonte ainsi toute la côte pendant deux jours. Deux jours tranquilles, ne nous y trompons pas! Ambiance farniente... On admire les phoques s'enroulant dans l'eau, on se baigne de temps en temps, l'eau est à 19°C, pas mal du tout surtout lorsque le soleil tape ici! Egalement on voit beaucoup de bateaux de toute sorte, des voiliers notamment et même une auberge pour backpacker, auberge flottante!

 

 

 

C'est la fin de notre périple sur l'île du sud, on prévoit de rentrer sur Auckland dans l'île du Nord et louer une voiture 2-3 jours pour explorer vite fait le nord nord de l'île du nord... à suivre.

 

 

 

Vidéo :

 

Les phoques très accessibles :

 

 

 

Les plages désertes :

 



Publié à 05:33 , le 30/12/2009, Abel Tasman National Park
Mots clefs :
Lien

Un Noël en été !

Cliquer ici pour voir les photos concernant cet article.

 

On se prépare dès le 23 décembre à tenter un bivouac sur la plage, lieu où on aurait souhaité réveillonner mais le temps varie tellement vite qu'on décidera finalement d'assurer le coup pour le 24 au soir car on a plein d'idées de menu mais qui ne tolère pas la pluie!

Notre sapin de Noël du 23 décembre.

 

 

Du coup, nous nous payons le luxe de s'installer dans un camping tous les quatre pour 6,5 €uros chacun avec accès à une cuisine impeccable et une grande salle avec billard, cheminée, ping pong, piano etc. Salle où nous serons tout seul toute la soirée !

 

 

 

Menu de  réveillon : champagne local, petits toasts, poisson, dessert chocolaté et fruité... Suivis de quelques jeux de soirées et remise des cadeaux à chacun d'entre nous! Règle fixée : pas plus de 2,50 euros par personne, ça aide à créer les cadeaux !! Manquait quand même un peu la famille... mais le cadre était là!

Repas coupé par la parade de Noël, celle dont tout le village nous parlait...On a fait, et on a donc vu le défilé de tracteurs et autres véhicules déguisés!!

 Le père Noël est passé

C'est également notre soirée d'adieu puisque dès le lendemain Laéti et Thom nous redéposeront sur la route, c'est à dire là où ils nous avaient trouvés! Tandis qu'ils continueront à explorer le sud par les Catlins... z'ont du temps encore dans ce pays, quelle chance!

 On a passé presque trois semaines tous les 4, c'était vraiment simple à vivre et très jovial !

La suite de notre périple se fera en autostop, on souhaite rejoindre le nord de la south island, la Tasman Bay dont on ne nous a dit que du bien! 

On the road again !

 

 

 



Publié à 05:30 , le 25/12/2009,
Mots clefs :
Lien

Le Fiordland National Park : humide et pur

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

Nous sommes maintenant rôdés quant à l'organisation pour quatre personnes dans le campervan de Thom et Laéti dénommé Hoppy.

La beauté du Fiordland National Park

 

 

Nous voilà en route pour explorer une partie du sud ouest de l'île, à commencer par le  Milford Sound, le fiord le plus populaire de Nouvelle Zélande. La route pour y accéder est déjà très spectaculaire.

 

 

Il n'existe pas vraiment d'autre moyen que de se payer une mini croisière pour visiter l'intérieur du fiord, c'est donc ce que l'on fera, on joue nos touristes quand on n'a pas le choix... et de surcroît lorsqu'au retour du bateau on vient réclamer à la caisse qu'on nous avait promis un arrêt gratuit à l'observatoire sous marin, on finit par se faire offrir quatre nouvelles places pour la même croisière et ainsi admirer les fonds sous marins à 8m. de profondeur... avec un bateau encore plus class que le précédent!

 

Au petit matin

 

Après cette session très touristique, nous rejoignons l'extrême sud de l'île pour se faire le Hump Ridge Track, un trek de trois jours.

 

Ce trek est exceptionnellement varié puisqu'on fait 1000 mètres de dénivelé le premier jour essentiellement dans de la forêt pour atteindre un sommet offrant un panorama à 360° des nombreux sommets et lacs aux alentours et bien sûr la mer qui est toute proche. Le terrain est très humide, des pontons sont régulièrement installés pour protéger la flore et on peine un peu à trouver un coin sec, plat et loin du circuit pour installer le bivouac.

 

Le second jour on redescend via des crêtes pour atteindre les plages du sud et ainsi retrouver ces saletés de sandfly... à lire le poême ci-dessous pour plus de détails sur ces petites bestioles. La mer est fraîche... Que c'est bon de se baigner un 23 décembre...au milieu des dauphins Hector!

 

Dernier bivouac sur la plage !

 

 

Le troisième jour on longe les côtes pendant 7h avec quelques passages uniquement possibles à marée basse. On alterne ainsi entre plage, et rochers recouverts d'algues vertes pommes et roses... On pique nique le midi sur le sable face au spectacle émouvant des dauphins. On ne s'attarde pas...les sandfly nous guettent!!

 

Nous finissons cette session trek par un dernier bivouac sur une plage paisible.

 

 

 

Un poême de Thomas et Laëtitia 
 
QUI SONT ILS ?
 
 
Ils nous empechent de bronzer tranquillement apres la baignade.
Ils nous empechent, en pleine nature, de lire la moindre page la ou le roi va seul et a pied.
Ils nous empechent de rester immobile plus d'une minute.
Ils nous obligent a nous vetir de pied en cap sous le soleil le plus torride.
Ils nous laissent sur le corps une myriades de points rouges pendant plusieurs jours.
Ils ne sont pas plus gros que des moucherons.
La moindre parcelle de peau les attire.
Leurs piqures demangent durant des semaines.
Ils vivent par millions dans les Fiords, par milliers sur la cote ouest et par centaines un peu partout ailleurs.
Ce sont les animaux les plus feroces de Nouvelle Zelande.

Leur petit nom:  SANDFLY
Même la protection d'embourkadement anti sandfly reste peu efficace!!!
 
 
Protection anti-sandfly !

 

 



Publié à 02:20 , le 23/12/2009, Te Anau
Mots clefs :
Lien

Le Rees Dart : trek hivernal en plein été !

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

Devant le Mount Aspiring

 

On s'organise donc à quatre et rejoignons le Mount Aspiring National Park.

 

Le trek du Rees Dart ne fait pas partie des "9 Great Walks" de NZ mais nous a tout de même comblés par son ambiance alpine, ses paysages grandioses et l'alternance entre forêts, prairies, rivières, cols enneigés.

 

On s'est encore sélectionné un trek très peu couru et nous ne croisons d'ailleurs que peu de monde pendant ces cinq jours. On évite en effet de se faire les Great Walks qui semblent surchargés et surtout trop réglementés en cette haute saison.

 

ReesDart Saddle

 

La première journée pluvieuse et très marécageuse est vite oubliée, nous avons tout de même pris l'habitude de marcher les pieds trempés et froids mais profitons au max de la météo ensoleillée dès qu'elle se présente... jusqu'à marcher 11h par jour!

 

 

 

 

 

D'une manière générale, rien ne sert d'éviter les premières flaques d'eau puisque de toutes façons les herbes, les marécages, les rivières et la neige s'occuperont de vous tremper les pompes par la suite.

  

 

La neige est bien tombée sur les hauteurs durant la première journée où il a plu sans cesse.

 

Nous prenons beaucoup de plaisirs à écouter la neige crisser sous nos pieds et à dévaler les belles pentes blanches sur nos pieds et nos fesses!

On est assez frigorifié par moment mais cela nous fait beaucoup de bien de ressentir l'hiver qu'on ne verra pas cette année...

 

Au cascade saddle

 

L'ambiance est très sympathique avec nos nouveaux compagnons, chacun apporte son énigme ou son jeux de colo pour occuper toute la troupe pendant la marche, on s'organise des parties de "Uno" tous les soirs,  des lots sont à gagner allant de la noix de cajoux jusqu'à la tartine de fromage fondue au feu de bois...

 

 

On repasse à la fin de notre trek se ressourcer chez Josselin et Mathilde à Queenstown avec notamment une bonne soirée pizza quiche et déjeuner barbec... terrible ces petits moments de revitalisation après des régimes serrés pendant les expéditions dans la nature! 

 

Petit mix de vidéo du trek :

 

 

 

 

 



Publié à 02:37 , le 17/12/2009, Glenorchy
Mots clefs :
Lien

Déluge en côte ouest de la South Island !

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

On retrouve donc comme prévu Laétitia et Thomas, en Nouvelle Zélande pour 7 mois. Si vous en voulez plus sur le pays, ou si vous voulez des détails croustillants de notre périple commun, allez également zieuter sur leur blog : http://toladolanz.over-blog.com.

 

Le club des quatres 

 

Au programme, la côte ouest de l'île du sud, région la plus pluvieuse du pays, mais aussi une des régions aux paysages les plus surprenants.

 

La météo très généreuse en pluie nous fait rentrer bien vite dans les terres, on a essuyé une bonne nuit chargée en intempéries, même les duvets ont pris la flotte!

 

 

On a tout de même eu le temps d'admirer le Fox Glacier vers le Mount Cook puis sommes passés juste avant la fermeture de la route principale (à cause des torrents qui traversaient la route) du côté de Wanaka.

 

 

Vue du Roy Peak sur le lac de Wanaka

 

On en profite pour sécher toutes nos affaires et se faire une bonne rando au soleil : le Roy Peak qui permet d'admirer montagnes et lacs environnants, une belle journée qui se finit d'ailleurs sur la plage du lac de Wanaka!

 

 

 

 

Notre parcours se poursuit en passant par Queenstown où nous sommes accueillis tous les quatres chez Josselin et Mathilde, de nouvelles connaissances via encore et toujours le réseau d'amis qui veillent sur nous!

 

Queenstown est la ville de la consommation des sports extrêmes en NZ : sauts à l'élastique, chutes libres, parapentes, luges, jetboard, quad etc. tout un tas d'activités qu'on peut combiner pour toutes les pratiquer dans la même journée si on veut pour à peine 500 €uros... mais ça on n'y a pas goûté.

 

Lac d'Hokitika

 

On se fait bien plaisir chez nos nouveaux hôtes et nous retrouvons les joies de la cuisine française en nous concoctant un bon rôti-patates et autres bonnes bouffes, excellent!

 

 

 

On planifie le progamme à quatre dorénavant pour la suite du trip.

Les idées fusent dans tous les sens et on s'y retrouve très bien car on est à peu près tous dans le même état d'esprit.

 

Au final, on choisira de commencer par un trek de cinq jours dans le Mount Aspiring National Park : le Rees Dart Track, un trek alpin aux paysages très variés.

 

 



Publié à 11:51 , le 12/12/2009, Franz Josef Glacier
Mots clefs :
Lien

Trek sauvage dans l'Arthur's Pass National Park.

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

Dès notre arrivée à l'aéroport de Christchurch, nous sommes accueillis par Yunjia et Tony avec qui on passe une après midi visite de la ville et ses alentours.

 

Soirée resto chinois qvec Yunjia et Tony à Christchurch

Soirée chinoise très sympathique et hébergement plutôt luxueux.

On échange beaucoup sur nos vies différentes, leur vie c'est leur carrière, ils se marient début janvier en Chine et recevront à l'occasion plus de 1000 convives, ils ne veulent pas d'enfant car ça coûte de l'argent et surtout sont étonnés de voir nos si maigres réserves de nourritures pour les cinq prochains jours de treks.

 

Ils sont également très surpris qu'on puisse vivre dans la nature avec juste une tente, sans compter le concept de l'auto-stop qu'ils semblent découvrir! Echange culturel très riche de part et d'autre.

 

Ils nous déposent le lendemain sur la route du Arthur's Pass National Park qu'on rejoint grâce à deux autres voitures.

 

Les bivouacs dans la nature au feu de bois agrémentent nos journées dans ce parc désert d'humains.

La météo est très variable, les nuits sont fraîches alors qu'on fluctue entre 500 et 1000m. d'altitude, il y a parfois de la glace sur notre tente au réveil!

 

Les animaux sauvages sont maîtres ici, on observe notamment des biches et des oiseaux dont certains défendent leur territoire en nous attaquant direct sur nos têtes (le New Zealand Falcon).

On traverse très régulièrement, en déchaussant, des torrents glaciaux qui nous tétanisent les pieds.

 

Feu de camp pour la cuisine et séchoir

 

Nous n'avons qu'une carte au 1/80000ème et le chemin est parfois difficile à trouver.

 

 

Au 3ème jour de marche, nous sommes contraints de rebrousser chemin, la végétation est trop dense (c'est le bush) et nous ne pouvons passer à travers pour rejoindre le Minchin pass, on a beau chercher et déboiser dans tous les sens, aucun sentier semble aller plus loin... les joies de l'aventure en montagne ! 

 

 

Petites anecdotes de milieu de trek, en moins de 24h :

- On voit notre tente, qui séchait au petit matin, s'envoler jusqu'à la rivière et flotter tout en descendant le courant.

- Anne casse son bâton dans la rivière et y tombe par la même occasion.

- Pierre perd une chaussette en la faisant sécher sur une pierre du feu de camp, elle a bien pris feu !

- On se fait attaquer par un rapace (un new zealand falcon) et devons se défendre avec nos bâtons de rando pour éviter de se prendre des coups de becs.

- Et pour finir on rebrousse chemin car impossible de traverser la bush comme nous le pensions.

 

 

On le prend plutôt bien et sommes bien contents de cette excursion dans ce parc où on a dû croiser huit personnes en cinq jours... un bon retour à la vie en autonomie. Il ne nous manquait plus que la canne à pêche!

 

 

Campement au milieu de la vallée 

 

Après cette première semaine d'adaptation à l'île du sud, nous rejoignons via auto-stop la côte ouest.

 

 

 

A Hokitika, on retrouve comme prévu Thomas et Laetitia qui nous accueillent dans leur "campervan" pour la suite de notre périple sur l'île du sud.  

 

 

 

 

Anne qui traverse une des nombreuses rivières de notre bien longue rando :

 



Publié à 12:53 , le 7/12/2009, Arthur's Pass
Mots clefs :
Lien

Nouvelle Zélande : l'arrivée au pays des kiwis!

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

Notre arrivée à Auckland est très dépaysante. Nous sommes à l'autre bout du monde par rapport à La France (12h de décallage horaire) dans l'hémisphère sud à la latitude 40° sud. Ici, c'est l'été.

 Auckland

Nous sommes frappés par l'organisation, l'accueil très sympathique des locaux et surtout nous nous fondons dorénavant dans la masse, notre look est le même que n'importe qui. Fini les rabatteurs en tout genre, les informations sont gratuites. Sortant d'Asie nous avons l'impression d'être assistés dans nos démarches et nous le vivons très bien. Le climat semble ici très reposant.

 

On voit enfin la mer qui nous manquait tant, Auckland est en effet coincé entre l'Océan Pacifique et la Mer de Tasmanie.

 

Nous sommes accueillis dans la colloc de Clément, un pote de pote. Nous prenons aussi le temps de voir Chandra, le fils des fermiers chez qui nous avons travaillé au Népal et avec qui nous partageons un très bon dal bath népalais!

 

Colloc

 

Nous avions hâte de planter notre tente dans la nature et citôt le décallage horaire encaissé, nous partons pour un trek de trois jours dans le parc régional de Waitakere, non loin d'Auckland.

 

On longe ainsi la côte ouest sur de larges plages sauvages de sable noir puis via des crêtes on entre dans le bush où la végétation est relativement dense.

 

Pas de risques de se perdre ici, les sentiers sont très bien indiqués et de plus nous avons une carte digne de ce nom.

Le temps est plutôt brumeux, venteux et humide et cela nous rappelle les belles côtes de Bretagne... Nous avons également testé l'autostop dans le coin, et sans difficultés déjà quatre véhicules nous ont pris... prometteur pour la suite! On glâne ainsi ça et là des info pour la suite de notre voyage.

 

 

Plage de Karekare

 

Demain, nous quittons par avion l'île du nord pour rejoindre Christchurch où nous serons accueillis par Yunjia, une ancienne stagiaire chinoise de Pierre.

 

De là, nous explorerons pendant quatre semaine l'île du sud, plus sauvage, plus nature et plus alpine.

 

Fini le régime taxi, guest house, resto, à nous le mode auto-stop, bivouac et repas de fortune !

 

 



Publié à 03:55 , le 1/12/2009, Auckland
Mots clefs :
Lien

Escale "royale" en Malaisie

 

Fini l'Asie, direction la Nouvelle Zélande !

Bangkok - Kuala Lumpur : 2h30 de vol.

On s’installe pendant 10h dans un loundge luxueux de l'aéroport fait pour les « first class »… avec sofa, minigolf, wifi, bières et buffet à volonté! Le tout a été de franchir l’entrée!

Kuala Lumpur - Nouvelle Zélande : 10h de vol.

 



Publié à 04:34 , le 26/11/2009, Kuala Lumpur
Mots clefs :
Lien

LAOS - CI DESSOUS NOS ARTICLES AU LAOS (ordre déchronologique)

 

 

drapeaulaosCapitale : Vientianemaplaos

 

6 millions d'habitants

Monnaie : Les Kips laotiennes

22 jours sur le territoire

20,80€uros / jour / personne



Publié à 12:59 , le 25/11/2009, Laos
Mots clefs :
Lien

Au fil de l’eau et des parcs à touristes !

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

 

Le 16 novembre, nous quittons  l’extrême nord Laos pour revenir sur des terres plus touristiques !

 

Apres 4h de bus « tape cul », une panne d’essence, un coup d’auto-stop surprenant, nous arrivons à Houay Xay, poste frontière avec la Thaïlande.

Bâteau de transports de passagers sur le Mékong

De là, on se laisse filer sur le Mekong, sur un long bateau en bois, remplis de phalang (les touristes à long nez !!).

 

En deux jours, nous arrivons a Luang Prabang : la ville est très touristique, et nous avons parfois l’impression d’être plus en Europe qu’au Laos !!

 

Nous faisons donc nos « touristes » : montée au  temple du Mont Phusi pour voir la ville de plus haut, bains (très ludiques!) dans le site naturel des cascades de Kuang Xi, marché artisanal nocturne, la quête matinale des bonzes...

Au bout de trois jours, on décide de rentrer sur Vientiane : pour retrouver Médard et Kongdeuane avec qui, finalement, on se sent plus immergé dans la vie Lao.

 

On se repose tranquillement et nous en profitons pour nous envoyer un colis avec quelques affaires accumulées sur nos trois premiers mois de voyage.

 

 

Détente et  baignade

 

En manque de baignades, on teste le grand centre aquatique de Vientiane avec nombreux bassins et ses trois toboggans bien loin des normes francaises de securité. On se fait aussi une petite pétanque chez la famille de Kongdeuane... et enfin on prépare notre prochaine destination : La Nouvelle Zélande!

 

 

 

 

Et comme le veut la tradition bouddhique, les parents de Kongdeuane nous ont souhaités bonne chance (« sogdi » en Lao) pour la suite en nous mettant chacun quatre bracelets...

Bain océanique prévu  le 27/11 : on en rêve !!

 

 

Une petite vidéo d Anne aux cascades de KuangXi :

 

 

 

 



Publié à 12:29 , le 25/11/2009, Luang Prabang
Mots clefs :
Lien

Le Nord Laos : ethnique et authentique

Cliquer ici pour voir l'album photo concernant cet article.

 

 

On prend l’avion de Vientiane à Luang Nam Tha pour atteindre de quelques kilomètres la frontière chinoise.Grenouilles au menu
 
La vie est très différente dans ces contrées. Il existe une quarantaine de tribus par ici appelées « les minorités » qui ont chacune leur propre langue très éloignée du Lao. L’approche de ces villages est quasiment impossible sans guides locaux, d’une part il n’existe aucune carte de rando et d’autre part la zone protégée du Nam Tha est très réglementée pour éviter les dérives du tourisme : l’objectif étant que les villages ne dépendent pas du tourisme et qu’ils gardent leur authenticité culturelle. Voilà un concept qui évitera certainement les comportements que l’on a pu retrouver au Népal où le touriste ne représente souvent qu’une source d’argent.
 
On fait quatre jours de trek guidé dans la jungle avec nuits authentiques en campement au bord d’une petite rivière ou accueillis dans les villages ethniques. Aux menus : grenouilles, crabes et poissons péchés sur place, également fruits de la forêt et tests de plantes médicinales. Les populations ici ont bien évidemment une haute connaissance de la nature. Les gamins du village Akha tres curieux de voir des images dans un livre...On vit dans la simplicité la plus totale, notre table à manger est faite de feuilles de bananiers tout comme nos assiettes!
 
On passe dans des petits villages pommés au fin fond de la brousse où les enfants, très nombreux, vivent souvent nus et s’occupent toute la journée en jouant avec rien pendant que les adultes s’occupent des tâches physiques indispensables pour vivre en autarcie. Les maisons sont faites de bambous essentiellement.
 
La région est très peu « touristisée ». Les enfants sont les plus curieux lors de nos arrivées dans les villages, leur timidité laisse vite la place à leur curiosité et leur envie de communiquer avec nous. Moments magiques pour eux lorsqu’ils découvrent les photos de notre Lonely-Planet du Laos, on s’amuse alors à répéter des mots dans chaque langue. Moments magiques pour nous lorsqu’ils se mettent à chanter « Frère Jacques », chanson certainement apprise de génération en génération depuis l’occupation française : nous sommes au fin fond du Laos et nous entendons des mots français sortir de la bouche de ces petits « enfants sauvages », cela nous semble incroyable.
 
Bonnet Akha avec des pieces de monnaie de la Republique Francaise
 
De plus, on retrouve sur quelques costumes portés des pièces de monnaie « République Française » datant de plus de cent ans.
 
On se situe au niveau du triangle d’or et son fameux trafic d’opium. De nombreux villages ethniques vivaient de cette culture jusqu’en 2006 date à laquelle le gouvernement Lao promulgua une loi ordonnant son éradication dans tout le pays. Ils vivent aujourd’hui des implantations de caoutchouc, bananes, maïs et sucre de canne exportés en grande partie sur le marché chinois.
On ne doute pas cependant du marché noir d’opium qui doit encore bien tourner étant donné le nombre de fois où on nous a proposé de cette substance maintenant illicite… rassurez vous on ne tenait pas à tester les prisons du Laos!

 

 

Quelques videos :

 

Traversee d un pont en bambou :

 

 

 

 Frere Jacques chante par les enfants du pays :

 

 

 

 

L anniversaire de Pierre version Laos :

 

 
 

 



Publié à 07:53 , le 15/11/2009, Muang Louang Namtha
Mots clefs :
Lien

Accueillis par la famille à Vientiane capitale du Laos

 

 
Après 3h de formalités au poste frontière, nous arrivons à Vientiane où Médard et Kongdeuane nous attendent.Lors de la fete de That Luang le premier soir de notre arrivee sur le territoire Lao
Notre passage durera finalement une semaine car Pierre est malade.
Pour faire bref : à l’hôpital, ils détectent une angine et préconisent antibiotiques et autres médocs. Pierre doute sur le diagnostique mais ne remet pas en cause les compétences du toubib.
Son état de santé s’empire de jour en jour, il se vide de tout l’intérieur. On apprend trois jours plus tard que le mélange des antibiotiques avec la malarone (qui pourrait être a l’origine des premiers maux de crânes et coups de fatigue de Pierre) ne fait pas du tout bon ménage… du coup il arrête toutes ces petites pastilles chimiques qui sont censées le préserver ou le soigner et se sent dès lors beaucoup mieux.
 
Du coup, on se repose toute une semaine chez Médard et Kongdeuane  qui s’adapteront très bien à la situation et nous improvisent un accueil inespéré.
Ils nous font visiter les quelques coins sympas de Vientiane, nous présentent leurs connaissances francophones, nous immergent dans la culture locale, nous emmènent manger sur un bateau bien loin des tours touristiques et jouer a la pétanque dans la famille de Kongdeuane.
On mange du riz gluant, des salades de papaye, des sauterelles… et encore on ne goûte pas a tout ce qui se fait, mais les marchés regorgent d’originalités.
Les bonzes
On jongle à présent avec trois monnaies différentes, les dollars ou les bath thaïlandaises pour les gros achats et les kips du Laos pour le reste. La plus grosse coupure au Laos est le billet de 50000Kip (4,30€) qui nous suffit pour manger au resto pour deux personnes bière comprise.
Nota : 1€ = 1,25$ = 105 roupies népalaises = 48Baht Thaïlandaise = 11550Kips Laotienne … on s’amuse bien avec toutes ces conversions !
Il règne une forte influence française à Vientiane (due à l’occupation française dès la fin du XIXème), on mange de la baguette tous les matins, on roule à droite, l’avenue principale est appelée les Champs Elysées et a son Arc de Triomphe, les rues sont traduites en français, les anciens parlent un peu français etc.
On apprend pas mal de mots Lao en assez peu de temps et heureusement pour nous car le français parlé reste marginal et l’anglais semble encore moins bien utilisé.Rue de la mission
De plus, Médard nous présente son nouveau pays vu par un français (ou plutôt un Falang), c’est très intéressant, entre l’aventure qu’a été son mariage local et les us et coutumes auxquels il a dû s’adapter pour s’intégrer pleinement au Laos et ainsi monter son projet de développement des écuries franco lao, une première dans le pays.
On se sent par moment dans le film « Le Parrain » tellement les relations sont bien plus importantes que l’argent dans ce pays où le bouddhisme maintient le peuple dans le calme et alimente également son économie.
 
Le Laos soit disant pauvre mais où la corruption fait des ravages… dans les rues on voit soit des tuktuk, des vélos, soit des énormes Pickups, voire des Hummers et des Porsche Cayenne… qu’en est il alors de la compétence du toubib qui s’est occupé de Pierre, son diplôme peut très bien avoir été acheté, « Tout s’achète au Laos » !

 

 

Une petite video de l`ambiance paisible d`un repas sur bateau... 

  

 

 

 

 

 



Publié à 06:34 , le 8/11/2009, Vientiane
Mots clefs :
Lien

THAILANDE - CI DESSOUS ARTICLE A BANGKOK

 

drapeauthaiCapitale : Bangkokmapthai

 

65 millions d'habitants

Monnaie : Bath thaïlandaise

5 jours sur le territoire

21,50€uros / jour / personne

 

 



Publié à 01:54 , le 3/11/2009, Thaïlande
Mots clefs :
Lien

Trois jours a Bangkok : retour au modernisme oublié.

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

 

Nous arrivons a Bangkok le vendredi 30 octobre via Nepal Air Lines. L`aeroport international est tout neuf de trois ans : immense, structure, spatieux, climatise, calme et une organisationChao Phraya River telle qu`on se laissse bercer de la sortie de l`avion a l`obtention du visa jusqu`a rentrer dans un taxi pour rejoindre notre Auberge de Jeunesse reservee deux jours plus tot. La circulation est calme, les voitures sont tres hautes gammes, on n`entend pas un coup de klaxon, c`est bizarre ici !

On repere vite fait les lieux autour de l`AJ, rien n`est cher ici et surtout les tarifs sont les memes pour tout le monde touristes ou non… ca nous change du Nepal !

On s`enquille le soir meme une soiree biere cocktail billard, ca fait trop du bien. On decouvre la cuisine Thai qui est excellemment raffinee avec de multitudes sauces sucrees/salees. Tous les batiments sont climatises… euh sauf notre chambre, du coup on se recupere du 35degres pour dormir la nuit, ok on a le ventilo : on ne dort quasiment pas pendant deux nuits et Pierre se chope un rhume qu`il tient encore a l`heure actuelle (l`alternance entre les clims/ventilos des batiments et les 40degres de l`exterieur...).

 

Fast food dans un centre commercial

 

On passe quelques 5-6h dans un mega centre commercial specialise dans l`informatique, Pierre est dingue la dedans, et s`achete un petit ordi portable d`1Kg qui nous permettra de gerer le blog en amont et en temps masque notamment pour la gestion des photos.

Tous les transports sont assez simples a utiliser et vraiment pas chers, les gens renseignent facilement meme sans trop parler anglais : du coup tout y passe bus, taxi meter, tuk tuk, bateau …

 

Marrant : on croise sur un bateau un canadien qu`on avait rencontre sur le trek des Annapurnas, le monde est vraiment petit !

 

On fait un tour au marche aux fleurs, beaucoup de `chapelets` fleuris en vente en prevision de la soiree de pleine lune, des offrandes a tout va pour le fameux `Bouddha`.

On se retrouve embarque dans un attrape touristes ou on nous propose le tour de quelques temples importants de Bangkok en tuk tuk pour seulement 20Baht (0,40Euros), c`est vraiment pas cher, on attend l`arnaque avec impatience. C`est une journee speciale, certains temples sont ouverts et gratuits aux visites.

 

Et, effectivement, a un moment le tuktuk nous arrête dans une bijouterie de luxe de la famille royale. En fonction du temps que l`on passe dedans, le chauffeur du tuktuk recupere des coupons, `offerts` par le gouvernement, qui lui permettent ensuite d`acheter du gasole, de l`alimentation etc. Sauf que nous, forcement, sommes ressortis en deux minutes de la bijouterie grand luxe, on se demandait bien ce qu`on faisait la dedans! Et le gars du tuktuk qui nous explique que ca ne va pas du tout, il n`a pas eu ses coupons car on n`est pas reste assez longtemps... ah mais nous on savait pas! Il nous redonne une chance dans une autre industrie de bijouterie ou on lui promet de Tuktukrester 10 minutes mais pas plus, sauf que si on n`achete rien ca ne lui fait qu`un coupon, pas terrible pour lui, il finira par nous abandonner a un temple sans meme qu`on ne lui paie quoique ce soit pour la course, l`est pas tombe sur les bons clients le pauvre!

L`etat et la religion bouddhiste sont directement impliques dans les arnaques a touristes, leur demandant des dons pour les temples et des achats de bijoux de la famille royale, c`est marrant.

 

Le train pour rejoindre le Laos est assez classe et bien organise aussi. Anne se fait d`ailleurs reprendre par notre commandant de bord lorsqu`elle commence a faire son lit elle meme. On se retrouve avec une clim qui tombe en panne en pleine nuit, donc gros coup de chaud, et le matin lorsqu`elle se remet en route on se caille, pas mieux pour s`alimenter une bonne creve.

 

Nous sommes attendus par Medard a Vientiane, on a beaucoup de retard  (entre le train qui est a la bourre et les visas qui ne s`en finissent pas de se faire), c`est la premiere fois depuis deux mois qu`avoir du retard nous angoisse.

 

Apres avoir etudie de plus pres les tarifs pour rejoindre la Nouvelle Zelande, on pense a present redecoller de Bangkok qui est une bonne plaque tournante aerienne en asie… est ce egalement pour revenir dans cette ville/pays qui nous attire beaucoup?



Publié à 08:58 , le 2/11/2009, Bangkok
Mots clefs :
Lien

NEPAL - CI DESSOUS NOS ARTICLES AU NEPAL (ordre déchronologique)

 

drapeaunepal

mapnepal

Capitale : Kathmandou

 

26 millions d'habitants

Monnaie : Roupies népalaises

49 jours sur le territoire

14,80€uros / jour / personne

 

 



Publié à 05:38 , le 30/10/2009, Népal
Mots clefs :
Lien

A l`ecoute de la nature dans la jungle de Bardiya

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

 

Le parc national de Bardiya est a 500Km de Pokhara dans le Terai occidental. Pour s`y rendre, nous prenons l`option du bus local ou nous sommes les deux seuls touristes.

 

Rhinoceros

 

Apres 16h d`une highway parfois en piste, avec de nombreux nids de poule, des ralentissements pour cause de traversees de troupeaux et de nombreux arrets sur le trajet, nous arrivons enfin a Kohalpur.

De la, il faut encore 1h30 de jeep pour atteindre notre cottage a Thakudwara. Nous sommes bien perdus dans un environnement nouveau pour nous : la jungle.

 

 

 

A pied, a dos d`elephant, en velo et en rafting, nous explorons pendant cinq jours la jungle, traquons tigres, rhinos, elephants, pythons, leopards, biches, crocodiles, singes, oiseaux...

 

 

trekjungle

Les indices sont nombreux (empreintes, escrements, cris...) mais la rencontre reste difficile et souvent furtive.

Les jumelles sous le coude, nous progressons en silence dans les forets denses, les hautes herbes de la brousse, s`arretant des que notre guide detecte un indice. C`est ambiance !

 

 

Le bruit d`une course collective de biches, les sauts simultanes de singes au dessus de nos tetes provoquent a chaque fois une belle acceleration cardiaque (surtout pour Anne).

 

Nous ne sommes que trois : nous deux et le guide, un groupe restreint qui favorise l`observation mais aussi la complicite avec notre guide.

 

 

 

Tres peu de touristes dans la jungle de Bardiya, nous sommes quasiment les seuls et les guides tous passionnes s`adaptent a nos envies : departs tot le matin (vers 6h), grosse journee jusqu`a la tombee de la nuit, decouverte de la culture Tharu (maisons multigenerationnelles construites en bambous, hautes herbes et boue...), rencontre avec les villageois a la frontiere de l`Inde.

 Monkeys

 

Ici, le touriste est une curiosite pour les enfants, bien plus grande qu`un rhino ou un elephant !

 

Nous qui aimons d`habitude etre autonomes, on a finalement tres bien vecu ce package 5 jours / 4 nuits : logistique transport prise en charge, guides passionnes et passionnant, facilite de contact avec la population, rythme d`exploration de la jungle bien soutenu et tres peu de touristes dans le coin !

 

Le plaisir est partage : notre petit savoir vivre nepalais et nos excursions de 12h sont plutot inhabituels chez les clients.

 

 

 

 

Apres 17h de secousse en bus (et nuit blanche), nous voila de retour a Katmandou pour deux jours. Decollage pour la thailande le 30 octobre, on a prevu deux jours dans la folie de Bangkok puis on file en train au Laos. On a deja troque dans une librairie notre lonely planet du Nepal contre un guide du Laos.

 

 

Quelques videos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 09:24 , le 29/10/2009,
Mots clefs :
Lien

Travail a la ferme : immersion dans le Nepal profond.

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Nous venons de vivre une semaine dans une ferme de permaculture au fin fond des collines entre le lac de Begnas Tal et le massif des Annapurnas.Surya Prasad Adhikari et sa femme Saraceuti

 

La ferme de Surya Prasad Adhikari est specialisee dans la production de cafe mais surtout est un modele de vie incomparable : une exploitation en auto-suffisance. Ainsi ils produisent certes du cafe mais aussi des legumes, des fruits, des plantes medicinales, des plantes alimentant les buffles et chevres pour ensuite recuperer du bon lait, et enfin ils produisent egalement ... aucun dechets ! (Exemple rapide : legumes consommes par l`homme --> dechets des legumes manges par buffles et chevres --> excrements pour compost --> compost pour le jardin --> jardin donne des legumes... et le cycle est boucle).

 

Nous sommes donc des volontaires pour les aider dans leurs taches quotidiennes en echange du gite et du couvert.

 

Des notre arrivee, nos nouveaux parents nous accueillent a bras ouverts nous surnommant `Sister` et `Babou`... nous faisons desormais partis de la famille. Sur place on rencontre Daniel (irlandais qu`on avait deja rencontre sur le toit du bus), Roger (anglais) et Marina (bresilienne).

 Presentation de la ferme

Ainsi, dans cette `auberge espagnole`, on passe notre temps a decouvrir d`autres cultures en plus du quotidien de la ferme : preparation des legumes pour les repas, desherbage du jardin, construction d`un mur en pierres seches et terre uniquement, retrait des vers de terre du compost mature, expedition a la fontaine d`eau du village (pas d`eau directe a la ferme), gestion des betes etc.

 

Surya et Saraceuti sont tres ouverts sur le monde, tres traditionnels, tres sages, tres communicatifs malgre leur mauvais anglais, tres paysans et en meme temps tres impliques tous les deux et convaincus par leur concept de vie (seminaires et conferences sur le bio et la permaculture a Katmandou, en Inde, au Bengladesh, en Malaysie etc.).

 

48ans pour elle et 60ans pour lui, ils ont une sante d`acier certainement due a leurs sourires, joie de vivre et simplicite de vie. Ils eprouvent beaucoup de bonheur a accueillir des volontaires (qu`ils chouchoutent) et beaucoup d`emotions a les voir partir.

 

Nous sommes ici au coeur de la vie des nepalais paysans, le village est etale sur toutes les collines environnantes, personne ne parle anglais et du coup on communique beaucoup avec des gestes, expressions et avec les quelques mots nepalais qu`on apprend au fur et a mesure. Nous partageons beaucoup de complicites avec les voisins, enfants, les travailleurs de la ferme qui sont aussi tres curieux. Ici, pas de relations commerciales, on se fait facilement offrir un the dans une maison du village.

 Big family today !

 La terrasse devant la maison est le lieu de vie ou nous mangeons, discutons, bouquinons, prenons des `milktea` delicieux, testons les instruments de musiques nepalais, c`est le lieu de rassemblement.

Notre chambre est une piece de l`etable, nous dormons donc entre buffles, chevres, quelques rats au dessus, chiottes, et nous y accueillons regulierement araignees, cigales, crapauds...

 

Saraceuti consacre une bonne moitiee de la journee a cuisiner pour la communaute. La cuisine est excellente, vegetarienne : Dal Bhat divers (riz, soupe de lentilles, legumes varies...) que nous degustons a la nepalaise... a la main!

 

Nous vivons, pendant cette semaine, deux jours de Tihar Festival (2eme plus gros festival du Nepal) : `No workind during two days`. Les nombreux enfants du village passent de maison en maison pour chanter, danser, faire des jeux de des, dans un but de recolter quelques sous pour s`organiser un grand pique-nique cet hiver. Vivre cette fete dans cette petite campagne est un grand moment chaleureux, plein de joies se degagent egalement de Surya et de Saraceuti qui ont toujours leurs ames d`enfants.

 

La suite de notre sejour au Nepal est deja planifie et nous devons donc quitter cette bulle de bonheur : experience tres forte et tres riche humainement que nous avons hate de revivre ici ou ailleurs... Comme dit Saraceuti = `Short time but Good time!`

  

 

Pour les amateurs de WWOOFing au Nepal : http://www.wwoofnepal.org/home.htm

 

Carte de visite de la ferme de Surya et Saraceuti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les curieux :

On retrouve Surya et un de ces concepts en page 11 du doc. ci dessous :

http://www.prolinnova.net/Nepal/innoct_design_new_(english)_new_version.pdf

Ou encore sur le doc ci-dessous :

http://www.farmersrights.org/pdf/FRstatement_Surya-Nepal.pdf

Visiblement il est tres connu dans le milieu... marrant car on n`en savait rien !

 

 

 

 

 Juste pour le fun, une petite video de notre depart de Begnas Tal pour Pokhara.

 

 

 

 

 



Publié à 07:40 , le 22/10/2009, Begn?s T?l
Mots clefs :
Lien

Une semaine très paisible a Pokhara.

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Barques sur le Fewa Tal

Apres notre trek en montagne, nous apprehendions le retour dans une ville bruyante poussiereuse et oppressante. Pokhara, deuxieme ville du pays est tout autre : reposante, calme, situee entre ses lacs et ses montagnes.

 

Notre guest house est un peu a l`ecart de l`avenue touristique. Nous consacrons la premiere journee a laver et faire secher toutes nos affaires mouillees en fin de trek. Nous rencontrons aussi nos voisins francais : un couple qui fait l`Asie en un an, trois qui sont au Nepal pour deux mois, et un autre couple qu`on retrouve par hasard apres les avoir rencontres a katmandou.

Du coup, resto a 9 french guys pour le premier soir a Pokhara. On s`echange des bouquins en francais et d`autres astuces locales.

 Notre guest house

S`ensuivent six jours a vivre sans montre, a dormir, trainer, mettre a jour le blog, bouquiner, manger, rien faire... c`est trop bon !

 

On se regale de plats nepalais : momos, dal bhat et meme steacks de buffle. Midi et soir on teste differents resto. On ne s`est jamais fait autant de resto sur une semaine mais a 4-5euros la note on ne s`est pas prive !

 

Seule activite physique de la semaine, on loue des velos, direction les quartiers non touristiques de la ville et la piste autour du lac.

 

On se renseigne pour la suite du voyage : travail dans une ferme bio de cafe non loin de la en tant que benevole, puis la jungle dans le terail occidental dans le Bardia National Park. On ne se sent pas du tout autonome dans la jungle, on a donc fait le choix du package touristique pour decouvrir tigres, rhino et autres faunes sauvages.Etalage de fruits

 

On s`achete egalement, dans une agence locale, notre billet Katmandou Bangkok pour le 30 octobre a des prix defiant toute concurrence a Opodo (125euros contre 300euros).

 

Via internet on prend des infos pour Bangkok et le Laos ou le grand cousin de Pierre et sa femme Lao nous attendent.

 



Publié à 08:47 , le 21/10/2009, Pokhara
Mots clefs :
Lien

Trek de 22 jours dans les Annapurnas.

Trois albums photos pour cet article consultables en cliquant ci après : Vie locale, Paysages, Nos tronches & bivouac

 

 

 

Au fond Gangapurna et Annapurna III (7500m. les deux) - photo prise du high camp lodge a 4900m. 

 

Plus de 350 Km a pied, cinq a huit heures de marche par jour, notre maison sur le dos, carte et boussole sous le coude, nous enchainons le trek autour des Annapurnas, un passage au Lac Tilicho, le franchissement du col Thorong La a 5400m. et le trek du sanctuaire de l`Annapurna.


Itineraire

 

Decouvrir ce massif montagneux, flirter avec les sommets a 8000m., traverser differentes cultures, differents paysages, differentes pensees religieuses (du boudhisme a l`hindouisme), tanguer sur les ponts suspendus (parfois metalliques, parfois en bois ou en bambou), rencontrer les nepalais des montagnes, se mouiller lors des passages de gues, s`arreter dans les villages a la vie si paisible, croiser des buffles, des yaks, longer des rivieres dechainees, croiser des milliers de drapeaux de prieres... fut notre quotidien pendant plus de trois semaines.

 

 

Une vie de nomadisme que nous avons beaucoup appreciee !


Tilicho lake (4900m.)

 

 

CLIMAT, VEGETATION ET PAYSAGES

 Rizieres

Au depart de Besisahar le 16 septembre, nous sommes a 760m. d`altitude et il fait bien chaud... jusqu`a 34 degres. Nous traversons des rizieres des champs de millet. Petit a petit, nous passons aux champs de chanvre puis a la foret subtropicale, aux bambouseraies et aux forets de rhododendrons geants, de chenes, de pins et d`epiceas. Au dessus de 4000m. la vegetation se fait rare.

 

 

 Yak et Tilicho Peak - de Ledar a 4200m.

Tous les matins, de 5h30 a 7h nous profitons du beau film de la rencontre du soleil avec les montagnes.

 

En 10 jours nous sommes passes de 34 degres a -3 degres (avec un peu de neige) pour le passage du Thorong La Pass a 5400m.


 

 

Du 16 septembre au 04 octobre, nous avons eu un temps tres ensoleille. Les 4 derniers jours de trek furent marques par une pluie incessante (et ses traditionnelles sangsues!), un retour tardif de mousson.


 

 

 

 

 

VIE LOCALE

 

Les villages traverses sont tres paisibles. Les animaux (poules, buffles, vaches, chevres, yaks, moutons...), toujours en liberte, sont a l`image des habitants : tranquilles !

Lodge

La vie s`organise simplement. Nous assistons a la coupe manuelle et en duo de planches en bois a l`aide d`une scie de deux metres, au ramassage du bois, des branches, des epines, des pierres, de l`argile, a la traite des buffles, aux jeux des enfants (a base de cailloux, noix, capsules et d`imagination), au balayage repetitf des habitations, aux nombreuses et frequentes activites autour du point d`eau du village : lavage du linge, vaisselle, douches...

 

 

 

 Porteur

Toute habitation sur le cicuit touristique du trek est potentiellement un lodge : une sorte d`hotel restaurant assez rudimentaire. Dans ces villages haut perches, l`approvisionnement se fait via les porteurs qui peuvent porter jusqu`a 80Kg sur la tete et avec souvent des sandalles aux pieds !

 

Les rencontres avec les locaux sont marques par le traditionnel `Namaste!`. Les enfants rajoutent parfois apres `school pen` ou encore `chocolate please`...

 

RENCONTRES

 

Nous rencontrons peu de touristes en septembre etant donne le risque de mousson en cette periode. Neanmoins, on fera connaissance avec quelques israeliens, francais, suisse, allemand, puis en octobre beaucoup d`asiatique, quelques canadiens et egalement des touristes nepalais qui s`europeanisent en decouvrant leurs montagnes.

 Un mec marrant pour notre arrivee a Manang

Il est assez difficile de rentrer dans de vraies relations avec les nepalais tant qu`il n`y a aucun lien commercial. Seul Goert Bahadur avec qui nous avons fait la 1ere etape (et qui etait un fermier qui n`avait aucun lien avec le tourisme) nous a echange de vraies paroles d`amities et nous avons pu parler des problemes que causait le tourisme au Nepal (l`argent devient une priorite au detriment des moeurs traditionnelles). Nous avons egalement partage de tres bons moments avec des locaux en cuisine, en famille ou encore sur des chemins hors sentiers battus.

 

La plupart des autres touristes snt accompagnes de guides avec qui il est tres facile de discuter et donc d`avoir de bonnes info fiables aussi bien culturelles que pour la suite de notre itineraire, parfois ils nouis invitent meme a rejoindre leur groupe pour la journee suivante.

 

Enfin nos quelques mots nepalais sont tres apprecies et nous aident beaucoup a rentrer en contact :

- Subor bihani, subor ratri, bolibetonla : Bonne matinee, bonne nuit, a demain

- Malay bill dineos : L`addition svp

- Castosa : Comment ca va ?

- Deremitocha : C`etait delicieux

- Zamzam : Aller on y va

 

CUISINE

 

Quelquesoit le lodge choisit, la cuisine est toujours remarquablement bien preparee. Les nepalais prennent un soin tout particulier a ne pas decevoir leurs hotes, tant sur le contenu que sur la forme. Les plats prepares au feu de bois et a l`huile sont a base de l`agriculture locale : riz, pommes de terre, legumes de saison, oignons, ail, poulets, yak etc. On aura egalement goute a leur rackshi (vin local a base de millet) et autre biere locale.Preparation des legumes a frire

Le peu de frigos que l`on ait pu voir sont generalement utilises pour les boissons, du coup si tu prends un poulet (boiled chicken), il est tue, plume et prepare sur place. Les galettes de pain sont egalement preparees a la commande, il nous est meme arrives de voir des tagliatelles preparees artisanalement. Citot la commade passee, c`est donc la grosse excitation et organisation en cuisine. On attend generalement 30min - 1h pour etre servis... jusqu`a parfois 3h quand il y a un peu de monde. On se demande encore comment ils gerent lorsque les lodges sont blindes.

 

Nos recettes preferees :

- Masala Tea : The, lait, gingembre, poivre, cannelle, menthe, sucre.

- Veg Egg Fried Rice : Riz fris avec legumes du coin et morceaux d`omelette.

- Dal Bhat : Riz avec soupe de lentilles, pommes de terre et autres sauces diverses... servi a volonte.

 

Au final, nous n`avons jamais eu de problemes digestifs, la classique `tourista` ne nous a pas atteinte, toute l`eau que l`on boit est traitee au Micropure et accompagnee d`une goutte d`un melange d`huiles essentielles... une potion magique !

 

REGIME ET BUDGET

 

Sur les circuits de treks, les tarifs ont ete `touristises`, que ce soit l`alimentation ou meme internet qu`on a vu a 10euros de l`heure a Manang. Tous les prix sont standardises par l`ACAP (Annapurnas Conservation Area Project). Cela nous rassurait au debut mais finalement plus on monte en altitude et plus les prix augmentent. Pour le touriste de base qui vient en vacances 2-3 semaines, ce n`est pas vraiment le soucis car il compare avec ses tarifs nationaux.

 

Cependant, on devient vite sidere lorsqu`on voit qu`on doit payer 200rs (2euros) juste pour un plat de riz nature ou encore pour deux oeufs, sans parler du Dal Bhat qui monte vite a 5euros. Bref, nous qui pensions que pour 3-4euros/pers/jour, on etait nourri loge, on constate finalement qu`il faut plutot 15euros/pers/jour pour bien vivre.

Vegetable fried potatoes

 

Les prix s`envolent jusqu`a 10 fois voire 20 fois plus cher qu`a Kartmandou. Autant dire qu`aucun nepalais ne paie ce que le touriste paie pour manger chaque jour. C`est comme si en France, on disait a un norvegien que pour lui c`est trois fois plus cher que pour un francais vu qu`il est plus riche.

Le regime sec s`instaure naturellement, on tourne souvent a une assiette pour deux, on ne prend jamais de p`tit dej (preferons les petits biscuits achetes plus rentables), on se fait quelques repas au rechaud, consommons une biere tous les cinq jours... On maigrit enormement (genre au moins 5Kg chacun), Pierre reve de bouffe toutes les nuits, les nepalais ne comprennent pas notre restriction de consommation, normalement le touriste consomme a foison.

 

Un jour la cuisiniere nepalaise nous a mis gratuitement un peu de melange pommes de terre curry, l`avait trop pitie de nous voir manger notre assiette de plain rice (riz nature) pour deux ... on avait jamais du lui la faire celle la !

Finalement, on doit s`en tirer pour quelques 6,5euros/pers/jour.

De retour a la ville de Pokhara, c`est le gavage! On retrouve nos prix normaux mais notre estomac semble avoir pris des dimensions autres que ce que nous avions avant... nous avons maintenant besoin de peu pour nous remplir le ventre !

 

JOURNEE TYPE

 

On a vite pris l`habitude de se caler au rythme du soleil :

- 5h : Reveil puis p`tit dej` rapide dans notre chambre

- 6h : Debut de la rando, les sommets sont generalement tres degages offrant un panorama grandiose. Bien sur on s`est aussi fait quelques departs a la frontale a 3-4h du mat.

- 10h : C`est la pause dejeuner du midi

- 14-15h : fin de l`etape, installation de notre chambre, visite des lieux, redaction du carnet de bord, glandouille ...

- 17h : repas du soir

- 19-20h : Au lit ! On dort beaucoup, 8 a 10h par nuit, on reve donc beaucoup, que c`est bon !

 

Nos sacs a dos, lourds en debut de trek, font vite partis de nous, quelques courbatures les 1ers jours puis on devient bien affutes. Nous n`avons pas eu de soucis particuliers d`ampoules, echauffements, mal d`altitude, autres blessures diverses... a notre grand bonheur !

Bien evidemment, cette journee type qui parait tres chronometree se realisait sans reelle connaissance de l`heure, rien ne nous pressait.

 

BIVOUAC

 Installation du campement a 3300m.

On a fait le choix de se trimbaler la tente, on aurait aime s`en servir un peu plus mais les sentiers battus sont un peu risques, le pillage est courant. Neanmoins, le seul bivouac que l`on ait fait vallait vraiment le cout du portage.

Peu apres Lower Pisang, il est 13-14h, l`endroit est desert et on s`ecarte du sentier pour se poser dans une clairiere en haut d`une colline a 3300m. On se prepare un feu bien delimite par des cailloux, on entoure la zone par une jolie terrasse en mosaique d`ardoises. On cuisine au feu de bois.

Aucun bruit, aucun vent, l`endroit est tellement calme qu`il en est presque angoissant. D`autant qu`Anne se met a lire avant de se coucher le guide book qui parle des leopards des neiges, des ours et des loups qui pourraient se trouver dans la region... rien de tel pour bien s`endormir !

La nuit est super calme, pas de faune dans cette foret ?

On se reveille vers 3h30, ravivons les quelques braises chaudes qu`il reste a grandes flammes pour se rechauffer et y faire le the. On admire ensuite le leve de soleil pendant 2h sur les Annapurnas II et IV, le Mont Pisang, Les Chulu Est et Ouest (sommets allant de 6000m. a 8000m.)  On est super bien place, le spectacle est majestueux, que du bonheur !

 

Reveil a 3h30 du mat !

 

 

QUELQUES VIDEOS

 

Bus qui se reprend a trois fois pour franchir un passage delicat :

 

 

 

 

Riviere en folie sur retour de mousson sur fin de trek :

 

 

 

 

 

Marches en cascade :

 

 

 

 

 

 



Publié à 12:26 , le 9/10/2009, Pokhara
Mots clefs :
Lien

Au revoir Katmandou, l'Himalaya nous attend !

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Tout d'abord, un grand merci aux nombreux mails que nous avons reçus et auxquels nous n'avons pas répondu par manque de temps.

Ce matin, marche longue à travers différents quartiers pour atteindre Pashupatinath, temple Hindou se dressant sur les rives de la Bagmatih, rivière sacrée alimentant le Ganges.

Sadhu

Bénéficiant d'une entrée gratuite suite à altercation récente entre Bouddhistes et Hindouistes, nous nous faisons prendre en main direct par un guide à l'affut des touristes. Visite non prévue et très instructive nous explicant notamment les règles et les moeurs des crémations de plus de 90% de la population.

Nous baignons dans les cinq éléments fondamentaux : le ciel, la terre, le feu, l'air et l'eau. On croise là encore des singes, animal sacré. Nous découvrons également les SADHU : des saints hommes hindous vivant une vie d'ascèse et d'errance, le visage barbouillé de blanc et d'orange, le corps peu vêtu et tout maigre. Seule catégorie de personne autorisée à fumer légalement de la fameuse marijuana (dont on n'arrête pas de vouloir nous vendre dans le quartier à touristes) : cela faciliterait l'intégration de leurs savoirs en vue des cérémoniales de crémation, dixit notre guide...

Tuk tuk : capacite de 14 personnes ... sisi !

Retour en Tuk tuk, genre de véhicule local non utilisé par les touristes : tricycle métallique qui roule au gaz, pour 6 personnes mais visiblement fonctionnel jusqu'à 14! 11 roupies (0,11euros) pour 30 minutes de trajet... Expérience sympathique et facilitée grâce à la rencontre avec une indienne à la sortie du temple.

Retour à l'hôtel ou on organise un délestage de 5Kg de bagages (guides Vietnam, Nouvelle Zélande, Chili, moustiquaire...) pour notre trek autour des Annapurnas (20 jours avec passage a 5440m.).

 

Départ demain mercredi 16 septembre à 6h du mat pour 8h de bus.

La prochaine borne internet est maintenant à 10-15 jours de marche et à 3500m. d'altitude... qualité de connexion inconnue.

 

 



Publié à 06:36 , le 15/09/2009, Katmandou
Mots clefs :
Lien

Adaptation à la vie dans Katmandou

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

A y vivre, la ville nous paraît maintenant plus tranquille et même plus respirable !

 

Moulins a prieres a tourner dans le bon sens

 

On a quitté le quartier touristique de Thamel pour flâner dans les quartiers pour népalais. Là, les commerces de fringues, agences de trekking et autres sports, bijoux, banques se transforment en étalage de fruits et légumes, poissons, viandes en plein soleil et poussières, coiffeurs, dentistes et centres de santé reflexiologique. Parfois on rêverait d'avoir une apparence népalaise pour mieux se fondre dans la masse et être un peu moins sollicités.

 

Les négociations pour les taxis, 2-3 fringues, les jus de fruits pressés etc. font dorénavant partis de notre vie quotidienne.

Visite du grand temple bouddhiste SWAYAMBHUNATH au milieu des singes, des STUPA, des drapeaux de prière en masse et des moines tibétains.

On effectue les longues démarches administratives nécessaires pour faire le trek autour des Annapurna.

Femmes Newar

On se pose aussi sur le net pour penser un peu à notre voyage... ce que nous n'avions pas pris le temps de faire en France (vols pour l`Asie, escale au Laos chez un grand cousin de Pierre, formalités et visas pour Thaïlande Laos Vietnam etc.)

Nous mangeons étonnamment peu (chaleur, atmosphère, hygiène... bref bizarrement on n'est plus vraiment des grosses bouffes!), mais de plus en plus local : des momos et des fried rice à prix défiants toute concurrence avec les plats occidentaux... et c'est très bon !

 

On rencontre ça et là des voyageurs et recoltons quelques bons plans d'hébergement ici et ailleurs. L'accès à diverses info sur place (billets de bus pour Pokhara, lieux de départ...) sans passer par des agences est assez complexe, l'anglais semble beaucoup moins parlé hors THAMEL (aussi bien a l'écrit qu'à l'oral).

Les népalais/népalaises semblent apprécier la barbichette de Pierre et l'expriment... on commence a être connus dans le quartier... Namaste !

 

Ci-dessous : video de la rue dans le quartier de THAMEL, apparemment il faut avoir adobeflashplayer.

 

 



Publié à 03:49 , le 14/09/2009, Katmandou
Mots clefs :
Lien

Arrivée au Népal

Cliquer ici pour consulter l'album photo concernant cet article.

 

Namaste (bonjour, au revoir et tout ce qu'on veut en Népali ... littéralement : je salue le Dieu en vous).

Après une escale à Bahrain au milieu des émirs en blanc et des femmes "embourkadées" de noir, nous voici à KATMANDOU. De l'avion on voit les sommets émerveillants dépassant les nuages, une série de 7-8000m. bien enneigées, cela semble immense et grandiose.

STUPA - Lieu de priere dans le quartier de THAMEL

L'arrivée est dépaysante. Pollution, travaux à tout va, circulation anarchique : voitures camionnettes, camions, piétons, vélos, rickshaw, motos au milieu des coups de klaxons incessants et de l'ambiance poussiéreuse. Sans compter les manifs auxquelles on assiste déjà. Se faufiler reste un défi auquel on s'adapte petit à petit. 

 

Le voyage est lancé : nos yeux, nos oreilles, notre nez en sont les premiers touchés !

  

Les ruelles de Thamel (quartier touristique de Katmandou) ne sont pas de tout repos : notre look de touriste éveille les marchands. Le rythme hôtel resto ne coutant rien, on en profite pour l'instant, le temps de s'adapter un peu à l'environnement.

 Porteur de volailles

 

La mousson semble terminée ici. Nous rentrons dans une période de fêtes. Dasain, la plus grande fête annuelle au Népal commence dans 15 jours (équivalent d'un noël français... mais sur 15 jours).

Vous êtes le 12 septembre 2009, nous sommes ici le 27 mai 2066... c`est donc les 90ans d'Anne demain!

Nous envisageons de partir pour le trek du tour des Annapurnas dès la semaine prochaine.

Les ordis sont plutôt lents, on sera donc moins bavards que prévu.

 



Publié à 11:32 , le 12/09/2009, Katmandou
Mots clefs :
Lien

Escale rapide dans les Emirats arabes

 

Escale de quelques heures au milieu des émirs en blanc très nombreux et de quelques femmes "embourkhadées" de noir. L`ambiance est très masculine et très riche (on voit des Ferrari dans le Duty Free!)

 



Publié à 09:40 , le 11/09/2009, Bahreïn
Mots clefs :
Lien

J-2

Les sacs sont quasi prêts... Le départ approche, l'idée du poids sur les épaules pendant six mois fait qu'on enlève petit à petit des choses pourtant essentielles il y a quelques semaines !!!
Comme disait un célèbre alpiniste : pour faire ton sac à dos, tu prends ce qui te parait indispensable et tu en enlèves la moitié... à méditer.

33 kg à nous deux... et sans eau ! Pour les curieux, voici le détail :



Publié à 05:57 , le 8/09/2009, Paris
Mots clefs :
Lien

On part à deux !!!

17 Juillet...Après quatre mois d'attente, Anne a la confirmation écrite de son mi temps annualisé....

Et c'est parti pour six mois de congés jusqu'au lundi 1er mars 2010, date à laquelle elle sera de nouveau prête pour accueillir ses élèves au lycée horticole de Romans sur Isère (26) !



Publié à 02:15 , le 17/07/2009, Romans-sur-Isère
Mots clefs :
Lien

La presse s'intéresse au projet ...

Les bruits courent, les nouvelles vont vite, le journal du Réveil du Vivarais (journal local ardèchois) consacre un article sur le projet de voyage...

C'est le 4 Juin, et Anne n'a toujours pas sa réponse sur sa disponibilité pour les six mois à venir ! Patience...

 

 http://www.reveil-vivarais.fr/Infos-du-jour/Un-Ardechois-part-faire-le-tour-du-monde/node_1621

 

Le Réveil du Vivarais le 04 juin 2009



Publié à 06:12 , le 4/06/2009, Ardèche
Mots clefs :
Lien